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L'Usine de l'Energie

Japon : l’ usine de retraitement nucléaire ne démarre plus

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La société Japan Nuclear Fuel sue à grosses gouttes sur les procédés de vitrification des déchets nucléaires. Faute d’avoir abouti sa technique, elle diffère encore d’un an le lancement prévu de l’usine.

Japon : l’ usine de retraitement nucléaire ne démarre plus © JNFL

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Et de dix-sept. L'usine de retraitement de déchets nucléaires de Japan Nuclear Fuel devait logiquement être mise en service ce mois d’août, après avoir validé les ultimes étapes techniques. Finalement, le démarrage est reporté, pour la dix-septième fois depuis juillet 2007, au mois d'octobre 2010.

En cause, les dernières phases d'essais qui concernent la vitrification. Des procédés ultra-complexes, qui lui posent de graves difficultés. L'usine, située à Rokkasho (nord), a été construite en partenariat avec le groupe français Areva sur le modèle de celle que ce dernier exploite à La Hague. Tout y est semblable, ou presque. Et c’est sur ce presque que le bât blesse. La dernière étape de vitrification est différente, les Japonais ayant souhaité exploiter leur propre principe, lequel se révèle pour le moment inabouti.

Le projet japonais s’est beaucoup inspiré de La Hague, puisqu’il a racheté une grande partie des technologies estampillées Areva. Deux technologies très pointues sont maîtrisées par l’usine de retraitement française.  La première concerne le moment où le combustible usé est acheminé par wagon blindé, avec des lamelles pour évacuer la chaleur. D’horizontal, le container de combustible usé est mis en position verticale, et abouché à un plancher. Ce plancher d’environ un mètre d’épaisseur sépare dans une salle spécifique une sorte de « rez-de-chaussée »  d’un « premier étage ». Au rez-de-chaussée, le haut du container vient s’aboucher au plancher, tandis qu’au premier étage, un bouchon se dévisse pour permettre de récupérer le combustible. Un refroidissement à sec, sans eau, est alors opéré : de 500 degrés Celsius, le combustible est ainsi refroidi à 60 degrés entre 10 et 20 secondes. Cette technologie a été transférée à JNFL par Areva.

La deuxième technologie concerne la vitrification, des plus complexes, et pour laquelle la société japonaise a choisi de développer ses propres méthodes. JNFL a détaillé lundi un nouveau plan de travail et un échéancier de tests pour venir à bout de ses malheurs, avouant qu'elle faisait également appel à des expertises extérieures. Sa technique de vitrification, qui avait fonctionné en laboratoire, est encore loin d'être fiabilisée à grande échelle, selon un familier du dossier contacté par l'AFP.

Une fois entrée en activité, l’usine permettra de créer, à partir de combustible radioactif usé, un mélange vitrifié d'oxydes de plutonium et d'uranium. Ce matériau peut être ensuite transformé en combustible MOX : une usine spécifique de fabrication de MOX doit d’ailleurs être construite à proximité par la même société Japan Nuclear Fuel (JNFL). Mais pour l’instant, elle mange son chapeau.


 

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