Janssen stoppe la commercialisation d'une partie de ses médicaments anti-Alzheimer

Les médicaments anti-Alzheimer ne sont plus remboursés par l’Assurance maladie depuis ce 1er août. Le laboratoire Janssen a décidé d’arrêter sa production. D’autres, comme Novartis, choisissent de la maintenir.

 

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Janssen stoppe la commercialisation d'une partie de ses médicaments anti-Alzheimer
Les médicaments contre la maladie d'Alzheimer ne sont désormais plus remboursés.

Depuis ce matin, quatre médicaments contre la maladie d’Alzheimer ne sont plus remboursés par la Sécurité sociale. Ces molécules n’étaient pas destinées à guérir la maladie mais à ralentir les effets neuro-dégénératifs. Cette décision fait suite à un rapport de la Haute autorité de santé (HAS) qui estime que la molécule montre "un intérêt médical insuffisant pour justifier leur prise en charge."

Janssen-Cilag a pris la décision de stopper la production d'une partie de sa gamme de produits d'ici à la fin du mois de novembre. "Le laboratoire Janssen-Cilag a décidé d’arrêter la commercialisation des spécialités Reminyl, comprimé pelliculé et Reminyl L.P., gélule à libération prolongée au 30 novembre 2018", explique le groupe joint par l’Usine Nouvelle. "Cette décision prend en compte la diminution régulière du nombre de prescriptions et la disponibilité d’alternatives thérapeutiques dont des spécialités génériques." Le laboratoire, filiale de l’américain Johnson & Johnson, précise que cette décision n’est pas fondée sur des motifs liés à la qualité ou à la sécurité du produit.

Toute la gamme n’est cependant pas vouée à disparaître. "En l’absence d’alternative thérapeutique, Janssen maintiendra à disposition des médecins et des patients la spécialité Reminyl 4 mg/ml, solution buvable, afin de répondre aux besoins des patients actuellement traités par cette spécialité", précise un porte-parole.

Novartis maintient sa production

Le laboratoire suisse Novartis explique, lui, que le groupe s’oriente vers le maintien de la commercialisation de sa gamme de produits Exelon contre Alzheimer malgré la fin de leur remboursement partiel. Les deux autres laboratoires concernés, Esai SAS pour son produit appelé Aricept et Lundbeck avec l’Ebixa, n’ont pas souhaité s’exprimer. Le coût de ces médicaments était pris en charge à hauteur de 15% pour le patient, ce qui revenait à 90 millions d'euros de dépenses pour l’Assurance maladie en 2015.

Avec 900 000 malades, Alzheimer est la quatrième cause de mortalité en France selon l’association France Alzheimer, qui regrette cette décision "infondée, inadaptée et allant à l’encontre d’une optimisation de la prise en soin des familles". Le gouvernement expliquait, lui, dans un communiqué, vouloir plutôt orienter la prise en charge vers "un parcours pluridisciplinaire adapté", grâce aux médecins généralistes et au personnel spécialisé.

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