Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'Usine Agro

Jambons, foie gras et vins de Bordeaux au menu des exportations de Delpeyrat

, , ,

Publié le

La PME landaise, spécialisée dans les produits gastronomiques, veut doubler ses ventes à l’étranger d’ici à 2020, à 100 millions d’euros. Elle compte notamment sur le marché chinois, où elle a reçu fin mars l’autorisation de vendre son jambon de Bayonne.

Jambons, foie gras et vins de Bordeaux au menu des exportations de Delpeyrat © Delpeyrat

Discussions avec des importateurs, déjeuners avec des distributeurs, échanges avec des entreprises du secteur... Dominique Duprat et Stanislas Salembier ont enchaîné les rendez-vous au Sial de Shanghai (Chine). Venus spécialement de France, le directeur général adjoint et le directeur export de Delpeyrat ont multiplié les contacts sur place pour vendre leur jambon de Bayonne. Ils savent qu’ils n’ont pas de temps à perdre.

La PME basée en périphérie de Mont-de-Marsan (Landes), fait partie depuis fin mars du club très fermé des trois entreprises françaises qui ont obtenu un agrément de la Chine pour y exporter de la charcuterie.  A elle seule, elle produit les deux tiers du 1,2 million de jambons de l’appellation Bayonne produits chaque année.

100 millions d’euros à l’export d’ici à 2020

Longtemps tournée vers le marché français, la PME, qui dispose de 20 sites de production, a privilégié le développement d’une offre transversale de produits gastronomiques, d’abord sur le foie gras, puis avec du jambon de Bayonne, du caviar et du saumon. La filiale du groupe coopératif Maïsadour veut aujourd’hui mettre l’accent sur l’export, comme axe de développement.

"Notre ambition est de réaliser 100 millions d’euros de chiffre d’affaires à l’export d’ici à 2020, soit un doublement par rapport à aujourd’hui" affirme Dominique Duprat, le directeur général adjoint de Delpeyrat. En 2013, avec un chiffre d’affaires de 450 millions d’euros, elle ne réalisait que 45 millions d’euros à l’international, dans 62 pays, ses principaux marchés étant l’Espagne, la Belgique, le Canada, la Suisse, le Japon et les Emirats Arabes Unis.

Unir ses forces à l’international

La Chine est aujourd’hui une zone prioritaire de développement pour le groupe, qui y possède une filiale commerciale, issue du fabricant de foie gras Excel qu’il a progressivement racheté. Avec une population estimée de 170 millions de cadres aisés, le potentiel de consommation pour les produits gastronomiques est immense sur place. "Nous pensons pouvoir exporter 50 000 jambons en Chine en année pleine. Les premiers pourraient arriver sur le marché chinois d’ici à la fin de l’année, le temps que l’affinage puisse être réalisé", détaille Dominique Duprat.

Pour vendre ses jambons en Chine, Delpeyrat pourrait passer un accord avec la Sacor et la Cooperl, les deux autres entreprises françaises ayant obtenu un agrément d’exportation en charcuterie sur le pays. "Il est pertinent d’unir nos forces à l’international pour réduire les coûts et mieux répondre aux distributeurs", explique le directeur général adjoint de Delpeyrat.

De nouvelles filiales en cours de création

Mais le groupe ne compte pas que sur la Chine pour développer ses ventes à l’international. Delpeyrat espère aussi pouvoir vendre très prochainement son célèbre jambon de Bayonne aux Etats-Unis et en Russie. La PME de 1 800 salariés s’appuiera également sur une offre de vins de Bordeaux sous sa propre marque, élaborée avec la coopérative bordelaise Univitis, uniquement pour l’export. "Cela nous permet d’avoir une offre complémentaire et cohérente pour accompagner nos foie gras et jambons. C’était une demande de nos distributeurs", insiste le directeur général adjoint qui compte vendre 200 000 bouteilles sur l’exercice 2014-2015.

Possédant actuellement quatre filiales à l’étranger, au Canada, en Espagne, en Belgique et en Chine, Delpeyrat n’exclut pas de créer d’autres structures prochainement dans des pays importants d’ici 2020. "Tout dépendra des ventes réalisées. Nous commençons à former des cadres au siège de Mont-de-Marsan pour prendre en charge ces filiales", détaille Dominique Duprat.  Les Etats-Unis pourraient bien être sur la liste...

Adrien Cahuzac

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle