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Jacques Veyrat, le surdoué

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Le dauphin de Louis Dreyfus réalise en moins de deux décennies un parcours sans fautes.

Jacques Veyrat, le surdoué
Jacques Veyrat, PDG LD SAS
© ©DENIS/REA

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En partenariat avec Industrie Explorer

Depuis avril 2008, Jacques Veyrat est présenté comme le dauphin de Louis Dreyfus et désormais le nouvel homme fort du groupe. Une situation voulue par Louis Dreyfus qui voyait en Jacques Veyrat son successeur naturel tant son talent en affaires est patent, c’est un négociateur acéré, et son caractère anticonformiste et chaleureux. A 47 ans, Jacques Veyrat fait un parcours sans faute avec un cursus très classique : Polytechnique (X1983), Ecole Nationale des ponts et chaussées puis MBA au Collège des Ingénieurs. Pour parfaire ses classes, il intègre en 1989 la direction du trésor du Comité interministériel de restructuration industrielle avant d’être nommé secrétaire général adjoint chargé de l'Afrique, du Moyen-Orient, de l'Asie et des questions financières au Club de Paris. En 1993, il devient conseiller technique chargé des finances de Bernard Bosson, ministre de l'Équipement, des Transports et du Tourisme au sein du gouvernement Balladur.

En embuscade dans les télécoms

C’est en 1995 qu’il entrera dans le groupe Dreyfus. Deux ans plus tard, il devient le directeur général de Louis Dreyfus Armateurs. Là, il entamera très vite un virage vers les télécoms en constituant un réseau en fibre optique le long des voies maritimes française. En 1998, il prendra la tête de cette filiale baptisée LD Com. Alors que la bataille fait rage dans les télécoms, il se « contente » de faire transiter les données des opérateurs. En 2004, alors que les activités d’opérateurs titubent, ce négociateur de talent débarrasse les grands groupes de leurs filiales télécoms en perte de vitesse : Kertel, Kaptech, First Mark, Fortel, Sogetec, Siris, etc. Les reprenant sans bourse délier, charge à lui de redresser les activités. Ce qu’il fera sous la bannière Neuf télécom dont il est le PDG.

La fusion entre Neuf Télécom et Cegetel sous sa houlette  donnera naissance au deuxième opérateur français. Insatiable il rachète AOL en 2006 et Club Internet en 2007. Quand en avril 2008 Neuf Cegetel est vendu, très cher,  à SFR, Jacques Veyrat prendra la tête de Louis Dreyfus SAS.

Pour beaucoup, Jacques Veyrat était potentiellement le successeur de Didier Lombard à la tête de France Télécom. Plusieurs rencontres avec Alain Minc à l’Elysée font bruisser cette rumeur. Mais en homme loyal il préfère rester au sein de Louis Dreyfus, où il peut étancher son besoin de découvrir de nouveaux horizons. Après les télécoms, il se positionne lsur un nouveau marché à prendre : l’électricité. Avec son ami Stéphane Courbit il prend  la majorité du capital de Direct Energie et retrouve au conseil d’administration un de ses mentors : Alain Minc.

A lire : Décès de Louis Dreyfus, une transmission bien préparée.

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