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Jacques Servier, 60 ans de carrière en six chiffres

Elodie Vallerey , , ,

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Vidéo Le président et fondateur des laboratoires pharmaceutiques Servier est décédé le 16 avril à l’âge de 93 ans. Au milieu des années 50, Jacques Servier a créé un groupe pharmaceutique devenu un véritable empire industriel... au prix de scandales sanitaires retentissants. Retour en six chiffres sur sa carrière.

Jacques Servier, 60 ans de carrière en six chiffres © Martin Bureau - AFP

32 ans

C’est à cet âge que Jacques Servier reprend l’affaire familiale en 1954, une entreprise pharmaceutique qui fabrique du sirop, située à Orléans. Fort de son doctorat obtenu à la Faculté de Médecine et de Pharmacie de Paris, il transforme la société en laboratoire en misant déjà beaucoup sur la recherche et l’innovation.

18 médicaments

C’est le nombre de médicaments que Jacques Servier a inscrit au portefeuille de son groupe, principalement dans les neurosciences, la cancérologie et les pathologies cardiovasculaires : Arcalion (sulbutiamine), Coveram (périndopril /amlopidine), Coversyl (perindopril), Daflon (hespéridine), Diamicron (gliclazide), Fludex LP (indapamide), Hyperium (rilménidine), Locabiotal (fusafungine), Muphoran (fotémustine), Pneumorel (fenspiride), Preterax et Bipreterax (perindopril/indapamide), Procoralan (ivabradine), Protelos (ranélate de strontium), Stablon (tianeptine), Trivastal (piribédil), Valdoxan (agomélatine) et Vastarel (trimétazidine).

3 filiales

C'est le nombre de filiales de médicaments génériques rachetées par Jacques Servier pour assurer au groupe un relais de croissance : Biogaran en France, Egis en Europe de l’Est et Pharlab au Brésil.

21 000 employés

C’est le nombre d’employés du groupe Servier aujourd'hui, dont 3 000 dédiés à la R&D. Au début de l’aventure, Jacques Servier n’était entouré que d’une petite dizaine de collaborateurs.

850 millions de boîtes

C’est le nombre de boîtes de médicaments vendues par le groupe Servier depuis ses débuts, dont 7 millions de boîtes de Mediator. Un an après la création de son laboratoire, en 1955, le jeune industriel lançait déjà ses deux premiers médicaments.

2 scandales

C’est le nombre de scandales sanitaires qui ont émaillé la carrière de Jacques Servier. L'Isoméride d’abord, utilisé comme coupe-faim dans les années 80, a été soupçonné d'entraîner une hypertension artérielle pulmonaire et a été retiré du marché en 1997. En 2010, les laboratoires Servier ont été condamnés à verser 210 000 euros de dommages et intérêts à une patiente traitée par ce médicament.

Le Mediator ensuite, le médicament de Servier prescrit dans le traitement du diabète de type 2 mais également utilisé comme coupe-faim par des millions de patients entre 1976 et 2009. Retiré du marché fin 2009, il est soupçonné d’avoir causé entre 1 300 et 1 800 décès suite à des complications cardiaques. La procédure judiciaire concernant l’affaire Mediator devrait prendre fin lors d’un grand procès en 2015.

Elodie Vallerey

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