Jacques Biot nommé président de Polytechnique

Le conseil des ministres de ce mercredi 26 juin a mis fin au suspense et nommé un ingénieur du corps de Mines, Jacques Biot, à la tête de la prestigieuse école d’ingénieurs. C'est un civil qui prend les rênes de l’institution de Palaiseau, avec la lourde tâche de l’ouvrir sur l’international.

Partager

TESTEZ GRATUITEMENT L'ABONNEMENT À L'USINE NOUVELLE

15 jours gratuits et sans engagement

Jacques Biot nommé président de Polytechnique

Sa nomination était entre les mains du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, ministre de tutelle de l’Ecole polytechnique. Elle a été annoncée ce mercredi matin, au conseil des ministres : Jacques Biot, X 1971 et ingénieur des Mines, 60 ans, occupera à partir du 1er juillet le poste de président de l’école à plein temps et sera rémunéré. Jusqu’ici, Polytechnique était dirigée par un directeur général, Yves Demay depuis un an, qui conserve ses fonctions, et un président de conseil d’administration honorifique, Marion Guillou.

Cette nouvelle organisation à la tête de Polytechnique devrait permettre au président de travailler à plein temps sur le développement de l’école, qu’il représentera à l’extérieur, notamment à l’étranger. Le directeur général gardera un œil sur le fonctionnement interne de l’école. Placer un non militaire à la tête de l’école facilitera aussi les relations avec ses pairs, à l’étranger. Au MIT, on ne comprenait pas toujours pourquoi un général participait aux réunions sur les partenariats de recherche…

Ministères et industrie pharmaceutique

Jacques Biot, qui préside actuellement le conseil d’administration de l’Ecole des mines d’Alès, a partagé sa carrière entre les cabinets ministériels et l’industrie. Diplômé en 1971 de Polytechnique puis du Corps des Mines, il travaille au ministère de l’Industrie et de la recherche avant de devenir le conseiller "Industrie et technologie" de Matignon auprès de Laurent Fabius, jusqu’en 1985. Il travaille ensuite dans l’industrie pharmaceutique, chez Roussel Uclaf puis Pasteur Mérieux Sérums et vaccins. Il est actuellement vice-président des Laboratoires Guerbet, une ETI française, et a dirigé un cabinet faisant la promotion de l’innovation. Son nom, qui circulait depuis qu’il s’était porté candidat au poste, ne faisait pas l’unanimité parmi les anciens, qui lui reprochent de ne pas être assez proche du monde de la recherche.

Le grand perdant est Pierre Tapie, Polytechnicien lui aussi, directeur général de l’ESSEC pour quelques jours encore, et ancien président de la Conférence des grandes écoles, qui a longtemps été pressenti pour le poste. Une partie du personnel de l’école s’était opposée à sa nomination.

Cécile Maillard

Partager

SUJETS ASSOCIÉS
LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

ARTICLES LES PLUS LUS