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L'Usine de l'Energie

J'ai rêvé de nouvelles sources d'énergie

Publié le

sines marémotrices, centrales houlomotrices, à déferlement, turbines marines, hydroliennes, exploitation des différences de température entre la surface et la profondeur des océans : les projets se bousculent pour maîtriser la puissance des marées, des vagues ou des courants marins. Comme toutes les énergies renouvelables, la « houille bleue » a le vent en poupe. « Rien qu'en Europe, on recense une vingtaine de projets sur des technologies différentes et ils sont tous sérieux », précise Alain Clément, ingénieur de recherche au Laboratoire de mécanique des fluides de l'Ecole centrale de Nantes. Et inventeur du Système électrique autonome de récupération de l'énergie des vagues (Searev). L'engin posé sur l'eau a l'apparence d'une soucoupe volante de 1 000 tonnes, 25 mètres de long et 15 de large dotée d'une puissance embarquée de 500 kW. Initié en 2002, le projet est soutenu par un consortium industriel (Leroux et Lotz, Saipem, Areva) et représente un investissement de 10 millions d'euros. Searev pourrait être déployé après 2011. Ballotté par les vagues, cet énorme flotteur étanche renferme un système pendulaire qui entraîne des pompes hydrauliques. Elles chargent des accumulateurs alimentant des moteurs hydrauliques couplés à des générateurs électriques reliés à la terre par un câble sous-marin. Regroupés, plusieurs dizaines de Searev formeraient une ferme houlomotrice à une dizaine de kilomètres des côtes. « Si on me donne 5 km2 de mer, je peux installer 100 MW, soit 10 % d'une tranche nucléaire, s'impatiente Alain Clément. Je ne prétends pas pouvoir éclairer la France mais l'énergie des vagues pourrait en revanche être largement utilisée dans des territoires isolés comme la Réunion ou la Nouvelle-Calédonie. »

C'est au Portugal que se construit la première ferme houlomotrice. Elle pourrait atteindre les 20 MW à terme. Elle repose sur la technologie de l'écossais Ocean Power Delivery. Baptisée Pelamis, elle se compose de modules de 700 tonnes formés de 4 cylindres articulés de 150 mètres de long et 3,5 mètres de diamètre qui ondulent au rythme de la houle. En Grande-Bretagne, un appel d'offres a été lancé pour créer un « wave-hub » : un connecteur sous-marin où se branchera une ferme houlomotrice d'au moins 20 MW.

Le portugal et la grande-bretagne à l'avant-garde

« Dans moins de dix ans nous verrons des projets encore plus ambitieux et d'au moins 100 MW », prédit Alain Clément. Mais alors que toute la façade atlantique est une source inépuisable de « houille bleue » pour l'Europe, seuls le Portugal et la Grande-Bretagne s'activent. Ce n'est pas un hasard. Les deux pays ont défini un prix de rachat de l'énergie marine de 21 à 25 centimes d'euros du kW/h alors que la France tergiverse encore. Pendant ce temps, les britanniques ont investi 50 millions d'euros dans l'énergie marine depuis 2000 pour produire à terme 20 % de leur énergie par ce biais et devenir le leader mondial du marché.

Le Japon et les Etats-Unis se glissent dans le sillage. En 2005, ces derniers ont créé dans l'Oregon un institut de recherche dans ce domaine. « Quand la technologie sera mature, elle sera plus intéressant que l'offshore éolien », justifie Alain Clément. L'énergie marine pourrait dépasser les 2 000 térawattheures dans le monde. Davantage que le grand hydraulique (barrages). Pionnière en son temps, la France ne se contentera-t-elle que de l'usine marémotrice de la Rance ? .

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