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L'Usine Aéro

J'ai piloté un projet spatial à hauts risques

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Le suspense ne sera plus très long : si la météo est favorable, la mission spatiale franco-américaine « Calipso » devrait prendre son envol, fin avril, depuis la base militaire de Vandenberg, en Californie. Chargée d'étudier les impacts radiatifs des nuages et des aérosols sur le climat, elle s'intègre dans un programme plus général d'exploration des climats, qui comprend déjà le microsatellite « Parasol », lancé en décembre 2004 par le Cnes (Centre national d'études spatiales) dont la mission se poursuivra au moins jusqu'à la fin de l'année. « Si l'impact des gaz à effet de serre sur le réchauffement de la planète est connu, celui des nuages et des aérosols l'est beaucoup moins », explique Michel Bach, qui a piloté la mission « Parasol » pendant trois ans et qui surveillera - de loin - l'envol de « Calipso ».

Cet ingénier des Arts et Métiers n'a pas hésité, en 2001, a quitté ses responsabilités hiérarchiques au Centre spatial de Toulouse pour prendre la casquette de chef de projet. Ce qui l'a attiré ? Des programmes de recherche en pleine effervescence, un vrai challenge environnemental et un projet pilote avec une équipe d'une quarantaine de collaborateurs à manager. « Elaborer un microsatellite, en travaillant sous pression, à coûts et délais restreints, m'a tout de suite motivé », se souvient-il. Le Cnes intervient d'habitude sur des missions très coûteuses et de très longue haleine. « J'y ai vu l'opportunité de permettre à la communauté scientifique d'utiliser les données du satellite à un moindre coût. C'est en quelque sorte ma façon d'agir pour démocratiser l'espace ! »

Reste que piloter une mission spatiale est un pari risqué, même si au Cnes, les équipes ont l'habitude de fonctionner en mode projet. « J'étais en première ligne, au niveau humain et technique », évoque Michel Bach. Reporting mensuel systématique, revues de projet aux étapes clés, négociation avec les industriels sous-traitants... La pression est terrible ! Et le droit à l'erreur n'existe pas.

Beaucoup de pression et des aléas techniques

« Les embûches techniques sont nombreuses et le moindre grain de sable peut faire capoter le projet, confirme Michel Bach. Pendant trois ans, on a vécu avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête. » D'ailleurs, à l'automne 2004, c'est le coup de théâtre : un problème technique compromet le lancement de « Parasol ». Le découragement gagne l'équipe. « J'ai dépensé énormément d'énergie pour maintenir la motivation, se rappelle le chef de projet. Pour dédramatiser l'incident, je l'ai comparé à d'autres que j'avais rencontrés dans le passé. J'ai fait preuve de rigueur technique et de psychologie. Et surtout, je n'ai jamais cessé de croire à cette mission. Même si elle n'est pas scientifique, la méthode Coué, ça marche ! »

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