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"J’ai demandé à General Electric de ne fermer aucun site", assure Bruno Le Maire

Esther Attias ,

Publié le

Le ministre de l’Economie et des finances Bruno Le Maire affirme être en négociation avec GE pour éviter toute fermeture de sites en France.  

J’ai demandé à General Electric de ne fermer aucun site, assure Bruno Le Maire
L'usine General Electric à Belfort produit des turbines à gaz
© D.R.

"J'ai demandé à General Electric de ne fermer aucun site industriel en France", a déclaré Bruno Le Maire, ministre de l’Economie et des finances, le 22 mai, au matin sur France Info.

Les salariés de GE Belfort craignent que le site, ancienne branche énergie d’Alstom où travaille 4 000 personnes, fasse l’objet d’un vaste plan social de 800 à 1 000 personnes, comme l’a déjà laissé sous-entendre en mai Damien Meslot, le maire (LR) de Belfort.

General Electric est mal en point. Le groupe envisage un plan de restructuration à échelle européenne devant avoir lieu avant la fin du mois de juin. En mai, il a déjà annoncé un plan de départ touchant 470 personnes en France.

Des amendes française et européenne

Dans l’Hexagone, Corinne de Bilbao, la directrice du groupe, a été débarquée en avril, après que le groupe a du mettre en place un fonds de 50 millions d’euros pour avoir échoué à créer 1 000 emplois promis à l’Etat lors du rachat d’Alstom Power en 2015.

Et pour ne rien arranger s’ajoute une amende de 52 millions d’euros de l’Union européenne, GE ayant donné de fausses informations à la Commission du rachat de l’entreprise danoise LM Wind Power en 2017.

General Electric, qui emploie 10 000 personnes en France, doit "se réinventer industriellement dans notre pays", observe le ministre. "Il faut qu’elle réussisse sa transition énergétique, qu’elle maintienne ses emplois en France et surtout qu’elle se développe sur les énergies renouvelables. Aujourd’hui, elle a une empreinte très forte sur les turbines à gaz. Il n’y a pas de débouchés."

Chute des turbines à gaz

General Electric souffre de la chute drastique des commandes de turbines à gaz, de l’agressivité de ses concurrents asiatiques et du développement rapide des parcs éoliens et solaires pour sortir des énergies fossiles.

Le groupe américain essaye timidement de se renouveler en développant l’éolien offshore. Mais ce secteur connaît également des difficultés. En avril, GE a renoncé à construire deux de ses trois parcs éoliens prévus au large des côtes françaises. Ces projets n'ont pas encore été repris.

 

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