"J'ai d'abord cru à un canular", réagit Grégoire Giraud à la création de la taxe EBE

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Grégoire Giraud, président du Groupe Cheynet est aussi le cofondateur des Dupés, un groupement de dirigeants d’entreprise principalement issus de l’industrie textile. Leur mouvement demande une simplification et un allégement de l’environnement réglementaire ainsi qu'une baisse des charges afin de renforcer la compétitivité des PME et ETI françaises. Grégoire Giraud anime au sein de cette association un groupe de travail sur le coût du travail.

J'ai d'abord cru à un canular, réagit Grégoire Giraud à la création de la taxe EBE

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"Lorsque j’ai appris qu’il était prévu d’instaurer pour 2014 une “taxe sur l’E.B.E.”, j’ai tout d’abord cru à un canular tellement cette décision est à l’opposé de ce qu’il faut faire pour favoriser la réindustrialisation de notre pays. En effet, l’excédent brut d’exploitation est l’indicateur clé de la performance de nos entreprises industrielles.

Tout producteur se doit de faire ressortir un E.B.E. le plus élevé possible pour renouveler son outil industriel et assurer le financement de son activité (investissements et besoin en fonds de roulement).

Les entreprises industrielles vont, une fois de plus, contrairement aux beaux discours, être les “dindons de la farce”. Cela a déjà été le cas lorsque la taxe professionnelle a été “supprimée” : elle a été remplacée par deux taxes :


• L’une sur la valeur ajoutée, qui est par définition plus élevée lorsque l’entreprise produit en France (la C.V.A.E.)
• L’autre, pire encore, sur l’outil industriel, qui vient se surajouter à l’impôt foncier (la C.F.E.).


La taxe sur l’E.B.E., censée remplacer la C3S qui est assise sur le chiffre d’affaires des entreprises, ce qui permet une “communication positive”, est en fait la pénalisation pour la création de richesse qui va alléger ceux qui réalisent un chiffre d’affaires très important et alourdir ceux qui produisent en France. C’est une nouvelle incitation pour la grande distribution à importer des produits finis et, pour les acharnés qui continuent à produire en France, à délocaliser.

La fixation de seuils pour “protéger les petits” est inadaptée et décourageante pour les E.T.I. que le Gouvernement dit souhaiter promouvoir.

Jusqu’à quand va-t-on supporter de telles aberrations et un tel double langage ?"
 

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