ITALIEPERFORMANCES MOINS BONNES EN 1996L'activité s'est nettement ralentie, et les performances à l'exportation se réduisent. La nouvelle équipe politique bénéficie d'un climat de confiance renouvelé. La lire s'apprécie. L'inflation devrait se réduire.

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ITALIE

PERFORMANCES MOINS BONNES EN 1996

L'activité s'est nettement ralentie, et les performances à l'exportation se réduisent. La nouvelle équipe politique bénéficie d'un climat de confiance renouvelé. La lire s'apprécie. L'inflation devrait se réduire.

Après les niveaux records atteints au milieu de 1995, l'activité a connu une baisse signi- ficative. Et le bilan des premiers mois de 1996 est plutôt négatif. Outre l'effet d'ajustement purement cyclique après la forte croissance des mois antérieurs, trois facteurs ont provoqué le ralentissement. Tout d'abord, la progression de la demande intérieure s'est sensiblement atténuée, l'indice de confiance du consommateur ayant diminué. Deuxième influence, la capacité concurrentielle de l'Italie se réduit. L'effet de la dévaluation compétitive de la lire s'est émoussé. Parallèlement, les coûts des entreprises italiennes ont monté, qu'il s'agisse des matières premières à payer dans des devises plus fortes ou des coûts salariaux : + 3,5 % en 1994, + 3,2 % en 1995 et + 3,4 % vraisemblablement en 1996, alors qu'en France, on reste à des progressions annuelles de l'ordre de 2 %. Enfin, troisième influence, la demande étrangère a baissé du fait de l'inflexion conjoncturelle dans la plupart des pays clients, en Europe particulièrement. Le taux annuel de croissance des exportations italiennes, qui avait dépassé les 30 % à la mi-1995, s'est ainsi graduellement abaissé, pour devenir négatif dans les premiers mois de 1996. L'élection de Romano Prodi et le programme de travail du nouveau gouvernement ont été généralement bien accueillis. La poursuite des privatisations, des plans de réduction des dépenses publiques et de contrôle de l'inflation a eu un effet positif. Les taux d'intérêt sont à la baisse, et la lire s'apprécie. Sans doute l'Italie s'efforce-t-elle désormais d'atteindre les critères de convergence requis pour être partie prenante dans la monnaie unique européenne, car, à terme, il est vraisemblable que des contre- mesures seront adoptées dans le cas de dévaluations unilatérales.F.W.

USINE NOUVELLE N°2552

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