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Ismail Douiri, DG d'Attijariwafa Bank : "Dévaluer le dirham ne serait pas une bonne chose pour l'économie marocaine"

Vincent Souchon , , , ,

Publié le

Entretien Directeur général à la banque marocaine Attijariwafa Bank, premier groupe bancaire du Maghreb, Ismail Douiri se penche sur la conjoncture et le développement du groupe au Maroc et en Afrique pour L'Usine Nouvelle. Il fait aussi le point sur la hausse du Smig, les perspectives d'une dévaluation du dirham et la situation délicate de Maghreb Steel et du secteur du BTP.

Ismail Douiri, DG d'Attijariwafa Bank : Dévaluer le dirham ne serait pas une bonne chose pour l'économie marocaine
Ismail Douiri est le directeur général d'Attijariwafa Bank depuis 2008
© Attijariwafa

 

A l'occasion de sa participation à la conférence autour du rôle des banques dans le développement des pays arabe à L'institut du monde arabe, Ismail Douiri a accordé une interview à L'Usine Nouvelle. L'occasion d'apporter son éclairage de directeur général en charge des finances, des technologies et des opérations au sein d'Attijariwafa bank, la première banque du Maghreb, sur la situation économique du Maroc.

Quel est votre sentiment sur la conjoncture économique marocaine ?

Le PIB non agricole au Maroc est très lié à la croissance européenne et en particulier à celle de 3 pays : la France, l'Espagne et l'Italie.

L'année 2013 a été relativement mauvaise pour l'économie marocaine, en tout cas pour la croissance non agricole. Cela a été heureusement rattrapé par une bonne année agricole, avec au total une croissance de 4,5% en 2013.

En revanche, en 2014, le schéma s’inverse : la croissance du PIB agricole sera négative à cause d’une base élevée en 2013, mais on constate une accélération de la croissance du PIB non-agricole depuis le troisième trimestre 2013 et qui va s'accentuer. Nous sommes donc assez optimistes et pensons que la croissance en 2014 se situera entre 3 et 3,5% au Maroc, avec une croissance non agricole autour de 4,6%.

 

Qu'en est-il pour 2015 et 2016 ?

Il faut toujours analyser la croissance en 2 parties avec un PIB agricole – même s’il ne représente plus que 15% du PIB – qui reste très volatil et dépendra des précipitations de la prochaine saison. La croissance du PIB non agricole, elle, devrait poursuivre son accélération grâce notamment à la mise en œuvre des stratégies sectorielles, et devrait sans doute se situer au dessus de 4,5% en 2015 comme en 2016.

 

Vous pensez donc que les industries non-agricoles vont continuer de croître au Maroc ?

La croissance provient essentiellement des industries exportatrices, dont les clients principaux sont en Europe occidentale. Nous dépendons donc fortement de la conjoncture européenne et comme celle-ci s'améliore lentement cela devrait se refléter dans la croissance marocaine.

On assiste à une accélération de l'investissement industriel, notamment autour des secteurs mondiaux du Maroc que sont l'agro-industrie, l'automobile, l'aéronautique, l'électronique… Même le textile, qui est une industrie traditionnelle, s'est complètement rénové pour s'intégrer dans la chaîne de valeurs mondiale.

Basé à Casablanca, Attijariwafa bank est le premier groupe bancaire et financier du Maghreb. Il opère dans 23 pays en Afrique et en Europe et comptabilise 6,8 millions de clients et plus de 16 000 collaborateurs. Le groupe possède plus de 2500 agences au Maroc.

En 2013, Attijariwafa bank affiche un bilan de 385,6 milliards de dirhams (10 dirhams = 0,9 euros) et un produit net bancaire de 17,9 milliards de dirhams. Sa capitalisation boursière atteint quant à elle les 62 milliards de dirhams environ.
Ses activités sont répartis entre la banque, l'assurance, le crédit à la consommation, le crédit immobilier, le crédit-bail mobilier, les transferts de fonds et la location de véhicule longue durée.

L'actionnariat du groupe est réparti de la façon suivante :
Groupe SNI (48%)
Institutionnels nationaux (23,9%)
Santander (5,3%)
Personnel de la banque (3,5%)
Flottant et autres (19,3%)

 

 

Le gouvernement a annoncé le 30 avril dernier que le SMIG (Salaire minimum interprofessionnel garanti) allait augmenter de 10% sur deux ans. S'agit-il d'une bonne nouvelle pour l'économie marocaine ?

Tout d'abord, il s'agit d'une promesse électorale du chef du Gouvernement dont le parti a été élu sur cette base, donc je respecte cette décision, qui est un signe du bon fonctionnement d'une démocratie.

En y regardant de plus près, on peut toutefois constater que cela ne concerne qu'une partie infime de la force de travail marocaine : celle qui dispose d’un emploi dans le secteur formel rémunéré au SMIG. L'impact social de la mesure est donc assez limité. En revanche, elle entame la profitabilité des industriels, voire menace l’existence de certains d’entre eux.

 

C'est-à-dire ?

Il y a un certain nombre d'industries qui se trouvent dans des situations de concurrence intense sur les marchés internationaux et qui emploient essentiellement des salariés  payés au Smig. Ceux là vont voir leur compétitivité entamée, d’autant plus qu’elles ont déjà subi de plein fouet l’impact des dévaluations significatives des devises de pays concurrents, comme la Turquie ou la Tunisie.

La CGEM (Confédération Générale des Entreprises du Maroc) a déploré le manque de concertation de la part du gouvernement mais tout le monde devra s'adapter à la nouvelle situation puisque la décision semble prise.

De toute façon, à long terme, la compétitivité du Maroc ne se basera pas uniquement sur le coût du travail. Nous sommes déjà battus dans ce domaine par de nombreux autres pays en Afrique comme en Asie. Elle se confirmera grâce à un positionnement sur des secteurs porteurs et l’apport d’une valeur ajoutée pérenne liée aux infrastructures, aux compétences, et à la proximité des marchés principaux.

 

Cette augmentation ne va-t-elle pas augmenter les dépôts bancaires ? Quels autres impacts faut-il anticiper ?

S’agissant des populations les moins aisées et qui ont le plus de besoins latents, le fruit de l'augmentation du SMIG ne sera pas épargné, il sera immédiatement consommé. Malheureusement, la consommation marginale a une forte composante importée.  Nous n’anticipons donc pas d’augmentation des dépôts bancaires, mais  plutôt une aggravation du déficit commercial.

Nous n'anticipons pas non plus d’impact important sur l'inflation. Le pouvoir d’achat supplémentaire et la consommation qui en résulte va aller pour une grande partie dans des biens importés. Or les pays fournisseurs du Maroc, comme la Turquie ou la Chine, grâce à une combinaison de gains de productivité et de mouvements de taux de change parfois significatifs, voient les prix de leurs produits libellés en dirham plutôt décroître : nous allons importer de la déflation.  Pour la partie qui ne sera pas importée, elle se fait dans un contexte de sous utilisation des capacités industrielles au Maroc et a peu de chances de créer une pression inflationniste.

 

Et concernant directement Attijariwafa bank ?

En tant qu'entreprise, Attijariwafa bank n’est pas directement concernée par un relèvement du smig, car nous n'employons personne à ces niveaux de rémunération. En revanche, nous avons de nombreux contrats de sous-traitance indexés au Smig qui seront donc ajustés à la hausse et viendront augmenter nos charges d’exploitation.

Le résultat attendu est donc : peu d'impact sur l'inflation, peu d'impact sur l'épargne nationale, impact négatif sur le déficit commercial et rétrécissement des marges de la plupart des acteurs économiques.

 

Il y a un débat actuel sur l'opportunité d'une dévaluation du dirham. Etes-vous favorable à une telle mesure ?

Non, ce ne serait pas une bonne chose en ce moment. Cela dit, le débat existe depuis longtemps, et il a déjà été implicitement tranché par les autorités compétentes. Le Maroc maintient une convertibilité quasi-complète de sa devise mais par contre fixe le taux de change, sur la base d'un panier euro et dollar avec une forte composante Euro (80%).

Cette stabilité a permis aux opérateurs internationaux d’investir au Maroc de manière sereine, en sachant qu'ils y opèrent presque en zone euro. Les opérateurs marocains ont vu leur gestion significativement simplifiée, notamment en matière de risque de change.

 

Quels sont les risques ?

Dévaluer maintenant aurait un impact mécanique sur l'inflation et ralentirait fortement la croissance. Elle n’aurait pour seul intérêt que le ralentissement forcé des importations et l’amélioration de la balance commerciale. La stratégie de l'Etat en matière de pilotage des réserves de change semble plutôt basée sur la promotion de l'investissement étranger orienté à l'export et l’endettement sur les marchés internationaux pour profiter des très bonnes conditions actuelles. Par exemple l'Etat vient d'émettre 1 milliard d'euros à 3,5% sur le marché européen.

Ismail Douiri est le directeur général d'Attijariwafa Bank depuis 2008. Il est administrateur de la plupart des filiales du groupe au Maroc et à l'étranger. Il a rejoint le groupe en 2004 en tant que responsable de la stratégie et du développement, avant d'être promu directeur général adjoint en 2005.
Auparavant, il a débuté sa carrière à Westinghouse Electric Corporation à Baltimore, puis à Casablanca Finance Group, banque d'affaires indépendante. Il a également collaboré avec Morgan Stanley à Londres et avec McKinsey & Co. au sein de l'initiative Afrique du Nord.
Il est diplômé de l'Ecole Polytechnique (Paris) et de l'Ecole nationale supérieure des télécommunications ainsi que titulaire d'un MBA avec haute distinction de Harvard Business School.

 

Les réserves de change ne sont pas confortables mais elles sont suffisantes (4 mois et 10 j d’importations). La tendance des exportations est très encourageante : pour la première fois, les exportations automobiles ont dépassé les exportations de phosphates.

Il faut aussi noter que le Maroc ne produit pas du phosphate à pleine capacité à chaque instant, afin de ne pas peser négativement sur les cours. Le Maroc dispose ainsi d’un levier supplémentaire pour accélérer ses exportations.

Enfin, les montants de déficit de la balance des paiements en jeu sont relativement faibles et ne nécessiteront pas que le Maroc dévalue mais plutôt qu’il crée progressivement une plus grande flexibilité du taux de change pour permettre le développement d’un marché des changes efficient, offrant aux entreprises des instruments de couverture des risques de change sur toutes les maturités.

Le Maroc aurait pu le faire à la fin des années 2000. Avant les différentes crises, en 2007, le pays disposait de 11 mois de réserve de change et des excédents des soldes budgétaires et du compte extérieur. Malheureusement cette période là est révolue, et il faudra attendre une conjoncture plus favorable.

Pour résumer : la probabilité de dévaluation est extrêmement faible, mais l'on assistera peut-être à un ajustement du panier pour mieux refléter les devises des changes du Maroc puis à un assouplissement progressif du mécanisme de fixation de la parité. La décision est entre les mains de Bank Al Maghrib (banque centrale du Maroc).

 

Comment expliquez-vous que le Maroc bénéficie de taux si peu élevés pour ses emprunts obligataires ?

Le Maroc profite à la fois du fruit de ses réformes, qui vont dans le bon sens et améliorent le climat des affaires, et de la conjoncture en matière d’offre et de demande de liquidité sur les marchés mondiaux. Le Maroc reste un emprunteur fiable, noté BBB- (investment grade), dont les émissions restent relativement rares et demandées par les investisseurs à la recherche de diversification de leurs expositions.

A plus long terme, il y aura évidemment une limite, c'est le niveau d'endettement de l'Etat. La dette du Trésor marocain était de l'ordre de 50% du PIB en 2008 alors qu’elle tend à se rapprocher de 70%. On reste toutefois très loin de l'endettement des pays développés.

L'essentiel est aussi que ces ressources supplémentaires soient employées de la meilleure manière, c'est à dire en infrastructures mais aussi (et surtout) en capacités industrielles à l'export, plutôt qu’en dépenses de fonctionnement.

 

Comment Attijariwafa Bank compte accompagner le Plan d'accélération industrielle annoncé en avril par le Ministre de l'Industrie, M. Elalamy ?

Qu'il s'agisse de nous ou de nos concurrents, toute opportunité de financer une entreprise bien gérée et un projet bien pensé, transparent et avec du potentiel sera examiné avec un soin particulier : il n'y a pas besoin d'un accompagnement particulier du plan. Nous tenons seulement à faire savoir aux investisseurs internationaux que nous disposons de toutes les compétences pour les accompagner dans leurs projets industriels au Maroc.

Cette stratégie va aussi générer des créations ou des restructurations d'entreprises au Maroc. Ce seront le plus souvent des PME, voire des TPE (Très Petites Entreprises). Elles seront les sous-traitants de ces acteurs, au premier ou au deuxième rang. Nous allons nous mobiliser sur ces dossiers là pour faire en sorte que les transitions soient harmonieuses et ambitieuses et pour qu’émergent progressivement des acteurs industriels marocains compétitifs sur les marchés internationaux.

Historiquement, le crédit aux PME était compliqué et risqué.  Heureusement, un bon système de conservation foncière et de garanties hypothécaires, nous a permis d'accompagner de nombreuses PME dans leurs projets. Aujourd’hui, grâce à une meilleure transparence et une gouvernance modernisée, les PME ont un accès grandement facilité au crédit et font même l’objet d’une concurrence forte entre banques ayant fait significativement baisser leurs coûts de financement. Pour poursuivre cet effort, nous avons créé l'année dernière un système de scoring pour les TPE, afin de leur donner accès au financement. Nous nourrissons beaucoup d'espoirs pour ce marché puisque nous avons plusieurs centaines de milliers de TPE dans notre portefeuille et avons annoncé que nous comptions en financer plus de 20 000 cette année.

 

Où en est le dossier Maghreb Steel, grande entreprise sidérurgique marocaine dont vous êtes l'un des principaux créanciers ?

Nous saluons le fait que le consortium bancaire coordonne ces actions pour essayer de sauver ce qui peut être sauvé de l'entreprise. Par ailleurs, l’État est en train de rembourser ses arriérés, notamment en matière de TVA.

Malheureusement je ne pense pas que ce sera suffisant pour sauver l'intégralité de notre dette dont nous avons déjà provisionné une partie.  Nous contribuons activement à trouver une solution pour nous et pour l'entreprise.

Cette coordination qui existe aujourd’hui a malheureusement manqué dans ce dossier lorsqu’il était sain. Certaines banques ont mal estimé les risques du projet et ont permis le surinvestissement qui est à l’origine des difficultés actuelles. Il est important que l'ensemble du secteur bancaire en tire les leçons.

 

Enfin, le secteur du BTP peine à trouver du financement. Y-a-t il un blocage au niveau des banques ?

Il n'y a pas de blocage mais effectivement une prudence accrue sur certains sujets. Il y a des sujets où la demande est quasi-certaine et prévisible : la construction de logement pour une première résidence principale par exemple. Si un promoteur expérimenté dispose d'un projet correct il sera toujours financé.

En revanche, la prudence est de mise en ce qui concerne les projets de maison secondaire, ciblant le très haut de gamme ou les acheteurs étrangers. Sur ce type de projet, il y a eu des risques qui se sont matérialisés pour les bilans des banques. Nous avons aussi été touchés, ce qui est à l’origine d’une partie de la hausse de notre coût du risque en 2013.

Nous continuons malgré tout à financer activement la promotion immobilière, tout en étant plus regardants sur la qualité des business plans, le respect des calendriers d'exécution...etc.

 

Propos recueillis à Paris par Vincent Souchon

 

Un cap résolu vers l'Afrique

Où en est le développement d'Attijariwafa Bank sur le marché africain ?

Nous sommes présents dans 13 pays africains et nous continuons à nous développer en green field dans les zones intégrées que sont l'Afrique de l'Ouest et l'Afrique centrale. Il reste peu de pays de ces régions où nous ne sommes pas présents et nous avons l'intention d'y entrer.
Par exemple, en 2014, nous démarrons nos activités au Bénin à travers un agrément de succursale qui a été octroyé à CBAO, notre filiale au Sénégal. Nous avions procédé de la même manière au Burkina Faso et au Niger.

D'autres pays en vue ?
Nous avons également des demandes d'agrément en cours d'instruction au Tchad et en Guinée Équatoriale. Nous serons alors présents dans pratiquement toute l'Afrique francophone, à l’exception de l'Algérie où nous avons également une demande d'agrément en cours d'examen depuis  9 ans.
Pour le reste, il y a des réflexions sur des marchés de taille beaucoup plus importante, comme le Nigeria ou l’Égypte. Il s'agit de pays où les tickets d'entrée sont plus élevés que ce que nous avions l'habitude d'autofinancer et nous aurions alors à prévoir des financements spécifiques.
Nous ne cherchons pas à nous implanter dans le maximum de pays, nous essayons surtout de déterminer si ce sont des marchés auxquels nous pouvons apporter de la valeur supplémentaire et, ce faisant, en capturer une partie pour nos clients, nos collaborateurs et nos actionnaires. Nous visons notamment les pays avec une croissance forte car la croissance du marché bancaire marocain ralentit et la concurrence y est très rude.

Quels vont être les enjeux dans ces nouveaux pays ?
Dans de nombreux pays où nous entrons, le taux de bancarisation est de 5 à 10% et même les PME les plus structurées n'ont pas accès au crédit, qui est réservé aux multinationales. Les banques sont très liquides et préfèrent investir dans des obligations d’État.
Nous entrons toujours en essayant de changer l’équation, non pas en matière de prix mais en matière d'offres. Nous ciblons les particuliers et les PME, nous cherchons à développer le financement du commerce extérieur, y compris avec l'Europe.
Il y a en Afrique plusieurs banques n’appartenant à aucun groupe bancaire, et dont les réseaux de correspondants bancaires sont extrêmement limités, et les produits de financement du trade très coûteux. A l'inverse, notre groupe est présent à la fois en Afrique et en Europe, à travers Attijariwafa Bank Europe, banque de droit français. Nous avons des relations de correspondant banking avec les plus grandes banques du monde. Lorsque nous faisons l’acquisition d’une banque ou que nous lui octroyons simplement des lignes de financement, nous donnons accès à ses clients à tout un réseau mondial de correspondants, et leur facilitons grandement les opérations de commerce extérieur.

Quels autres services proposez-vous ?
Nous travaillons aussi sur les thèmes d'immigrant banking, une activité déployée au Maroc depuis les années 70 et qui est désormais offerte aux autres ressortissants africains résidant en Europe, comme récemment en Tunisie.
Nous offrons aussi ces services aux migrants à l’intérieur du continent africain.  Il y a par exemple une importante communauté malienne au Gabon, donc nous avons lancé un produit bilatéral entre notre filiale gabonaise et notre filiale malienne pour leur offrir des transferts à des coûts modérés et un niveau de sécurité et de transparence aux meilleures normes.
Là où nous allons, nous trouvons des axes de croissance qui sont basés sur le croisement entre une nouvelle clientèle et nos compétences, qui sont très diversifiées. Notre groupe est composé d’une banque universelle, ainsi que de nombreuses filiales spécialisées dans le crédit à la consommation, l'assurance, le crédit immobilier, le leasing et même la location longue durée de véhicules. La mise en œuvre disciplinée  de ces nombreux axes de développement vont être de formidables moteurs de transformation de notre continent et de notre groupe.

Propos recueillis par V.S.

 

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1 commentaire

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28/06/2014 - 06h11 -

Aujourd’hui, grâce à une meilleure transparence et une gouvernance modernisée, les PME ont un accès grandement facilité au crédit et font même l’objet d’une concurrence forte entre banques ayant fait significativement baisser leurs coûts de financement.
Voilà deux très grosses blagues !!!
5 MAD Bn pour 20,000 PME, faites le calcul vs. MAD 8 Bn pour la promotion immobilière....
Concurrence fortes entre les banques? grand LOL
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