Ipsilon : protéger l’innovation

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Dossier Afin de rester dans la course et de se démarquer de leurs concurrents, les entreprises doivent sans cesse innover pour pouvoir offrir les produits et services les plus adaptés à leurs clients. Si le rôle des équipes de R&D reste primordial, encore faut-il penser à protéger son innovation pour en obtenir le monopole. Le cabinet de conseil en propriété industrielle Ipsilon y veille. Explications avec sa dirigeante Valérie Feray.

Ipsilon : protéger l’innovation

Pourquoi est-il essentiel de protéger ses innovations ?

Valérie Feray : Avant de communiquer ou de présenter un nouveau produit ou une nouvelle application, les entreprises doivent anticiper pour protéger leurs talents. Même si de plus en plus de sociétés en sont conscientes, les start-up ont tendance à vouloir aller vite et de ce fait peuvent dévoiler trop en amont leurs innovations. En effet, dès qu’il y a eu divulgation, il est impossible de les protéger en déposant un brevet. Par ailleurs, il y a aussi beaucoup de préjugés sur le fait que le software n’est pas protégeable par brevet alors que c’est inexact. Pour ces raisons, nous réalisons actuellement un gros travail en direction des start-up : Ipsilon accompagne plusieurs incubateurs dont CentraleSupélec à Saclay et HEC à Station F pour lesquels des journées de sensibilisation, des workshop... sont organisés. Le cabinet a également développé une approche spécifique pour les start-up qui souvent n’ont pas les moyens de s’entourer de collaborateurs spécialisés en propriété industrielle. Des prestations et des tarifs adaptés leur sont proposés, et nous réfléchissons à des méthodes innovantes d’accompagnement. Le développement de l’écosystème start-up a remis en question notre façon de travailler pour mieux nous adapter aux demandes des jeunes pousses.

C’est un travail très intéressant et stimulant. Quel est le rôle d’Ipsilon ?

V. F. : La protection n’est pas une étape unique qui consiste à déposer un brevet ou une marque. Elle nécessite tout un processus qui englobe les échanges avec nos clients et les allers-retours avec les administrations que nous devons convaincre du caractère protégeable du titre concerné. Ce travail est effectué par nos ingénieurs et nos juristes, spécialisés en propriété industrielle. En matière d’exploitation des droits, Ipsilon accompagne les entreprises dans la négociation de différents contrats comme les contrats de licence. Le cabinet assiste également les dirigeants lors de différends avec les salariés dont les conditions de rémunération pour leurs inventions ont fortement évolué en France. Pour ce qui concerne la partie contentieux, des avocats seront bientôt intégrés au sein de nos équipes comme le permet la loi depuis 2015.

Quels sont les autres axes de développement d’Ipsilon ?

V. F. : Une des forces du Cabinet est notre présence régionale et internationale. Nous disposons d’une équipe à New-York, et nous sommes également présents au Bénélux et en Allemagne, où nous sommes en plein développement. Sur le territoire national, nous sommes présents à Paris, Nantes et Tours et nous avons réalisé l’an dernier deux opérations de croissance externe pour nous implanter à Toulouse et à Strasbourg. Le responsable de l’équipe strasbourgeoise, Laurent NUSS, est d’ailleurs le premier Français à avoir bénéficié d’une procédure inédite pour obtenir le diplôme de « Patentanwalt », l’autorisant à exercer la profession de Conseil en Propriété Industrielle en Allemagne. Nous sommes bien sûr en permanence à l’affût d’opportunités pour être toujours plus présents dans le tissu économique régional afin d’être au plus proche de nos clients.

www.ipsilon-ip.com

 

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