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L'Usine Agro

InVivo veut devenir un champion du vin

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Le groupe coopératif InVivo souhaite faire émerger un champion coopératif dans le vin. Objectif : tenir tête aux négociants privés, et se développer à l’exportation avec des marques et des cépages. En attendant, les résultats du groupe spécialisé dans les céréales et la nutrition animale se sont redressés sur 2013/2014.

InVivo veut devenir un champion du vin © Bernard Magrez

"Se développer dans l’agroalimentaire". C’était l’un des objectifs annoncés par InVivo il y a quelques mois dans le cadre de son plan stratégique 2025. Le groupe coopératif, qui présentait ses résultats annuels le 16 décembre, confirme son intérêt dans ce secteur, particulièrement dans le vin. "Nous voulons investir dans des métiers d’avenir pour créer des champions français. Le secteur coopératif possède des leaders dans le lait, le porc ou la volaille. Nous pensons qu’il y a un espace pour InVivo dans le vin", a expliqué le 16 décembre, Thierry Blandinières, le directeur général du groupe, confirmant des discussions avec différents acteurs. 

Dans le secteur coopératif viticole, les groupes Val d’Orbieu et les caves de Plaimont, tiennent le haut du pavé, suivi par une multitude de petits acteurs très éclatés. "Les caves coopératives savent très bien vendre du vin en vrac et des bouteilles en France", a souligné Thierry Blandinières, pointant leurs difficultés par contre pour s'imposer à l’export. InVivo pourrait ainsi se rapprocher de négociants pour faire émerger progressivement un poids lourd coopératif national. "Notre objectif est de vendre des cépages et des marques, dans le sens du marché mondial, plutôt que des terroirs", a-t-il assuré, espérant voir des opérations se concrétiser en 2015.

Amélioration des résultats

En attendant, le groupe, qui tient son assemblée générale annuelle ce 17 décembre, s’estime en ligne avec ses objectifs, entamant "une phase de redressement". Malgré un chiffre d’affaires sur l’exercice 2013-2014 en baisse de 7,7 %, à 5,7 milliards d’euros, à cause de la baisse du cours des céréales, le résultat net progresse fortement, s’élevant à 15,8 millions d’euros, contre 100 000 euros sur 2012/2013. "Le résultat est modeste mais en amélioration", s’est félicité Jérôme Duchalais, le directeur général adjoint d’InVivo, expliquant cette évolution par un résultat exceptionnel lié à la sortie du capital du négociant Toepfer. De son côté, l’excédent brut d’exploitation (EBE) ressort à 70 millions d’euros après versement de 91 millions d’euros de ristournes aux coopératives adhérentes, "un montant jamais atteint, en progression de 12,3 %".

Création d’une société holding

Dans le cadre de son plan de développement à 2025, visant à atteindre un chiffre d’affaires de 12 milliards d’euros et un résultat net de 100 millions d’euros, InVivo a par ailleurs annoncé l’évolution de sa gouvernance. D’ici au 1er juillet 2015, une société holding, baptisée InVivo Group, devrait voir le jour. Elle viendra en interface entre la société mère historique, l’Union coopérative InVivo, constituée par les 223 coopératives fondatrices, et les trois pôles d’activité du groupe et leurs filiales opérationnelles : agriculture, nutrition et santé animale, et distribution et agroalimentaire. 

Cette structure nouvelle devrait permettre d’ouvrir le capital du groupe à des investisseurs, pour financer son développement. Les filiales devraient également ouvrir leur capital. La première à en bénéficier devrait être InVivo Nutrition et Santé animales (NSA). "Notre appel a intéressé beaucoup de partenaires potentiels. Nous sommes en train d’arrêter nos choix", a expliqué Hubert de Roquefeuil, le directeur général adjoint d’InVivo et directeur de la filiale NSA. Réponse attendue début 2015.

Adrien Cahuzac

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