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Investissements d’avenir : SystemX élaborera les systèmes complexes intelligents

Aurélie Barbaux , , ,

Publié le

La future Silicon valley francilienne, le plateau de Saclay, se peuple peu à peu. Au second tour, son projet d’institut de recherche technologique (IRT) SystemX a été avalisé par le jury du programme d’investissements d’avenir (grand emprunt). Présentation du futur centre de recherche public privé dédié à l’ingénierie numérique pour l’industrie de demain.

Investissements d’avenir : SystemX élaborera les systèmes complexes intelligents © D.R.

Comme le projet breton B-Com, recalé au premier tour, SystemX a dû revoir sa copie et réduire ses ambitions. Le projet d’institut de recherche technologique, qu’a validé le Commissariat aux investissements avenir (qui gère le grand emprunt), se limitera donc à l’ingénierie numérique des systèmes pour les industries de demain (informatique embarquée, calcul haute performance, cloud et réseau, conception / simulation) et au développement e système de systèmes pour la gestion intelligente de l’énergie, le transport multimodal et la confiance et sécurité numérique. C’est encore très vaste, mais l’IRT est porté par cinq Pôles de compétitivité (Systematic Paris Région, Medicen, Advancity, Mov’eo et Astech). Et ce sont quand même 40 partenaires entreprises et une vingtaine de structures publiques, qui veulent investir aux côtés de l’État.

La liste est trop longue pour les citer tous. Alstom, Orange, GDF Suez, PSA, Renault, Thales, Bull, Esi Group, Mentor Graphics et des PME comme Calray, Esterel, le groupe Sherpa… Ils voulaient tous en être aux côtés de trois Instituts Carnot (Inria, CEA- List, Institut Telecom) et 6 grandes écoles (X, Supelec) et universités. "Nous avons beaucoup travaillé avec tous ces partenaires pour focaliser le projet", raconte Riadh Cammoun, directeur du CEA List et futur vice-président de l’IRT.

Car il reste encore à contractualiser le projet avec l’État (avant mi mars – et les élections si possible !) et à finaliser de constituer le conseil d’administration, avant de constituer l’équipe et d’entamer les premiers travaux. Le budget total devrait être de 450 millions d’euros, avec 336 millions apportés par les investissements d’avenir, dont une dotation consommable de 46 millions d’euros. "Les industriels investiront 250 millions d’euros et les collectivités locales 50 millions d’euros", précise Riadh Cammoun.

Au sein de la Silicon Valley francilienne

C’est que le projet est important pour la région, puisqu’il, s’inscrit au cœur de Paris-Saclay, le grand projet d‘Etat d’une Silicon Valley francilienne, aussi financé par les investissements d’avenir à hauteur d’un milliard d’euros. De quoi financer notamment le laboratoire Nano Innov, sur le Plateau de Saclay, dont un des bâtiments tout neufs de 9 000 m2 devrait héberger le futur institut, lorsqu’il sera livré début 2013. SystemX ne devrait pourtant pas attendre pour démarrer. "Nous pourrions commencer à travailler à la fin du premier semestre 2012, dans des locaux temporaires sur Saclay, mais aussi dans les deux sites secondaires de l’IRT que sont Teratech à Bruyères-le-Châtel, et l’ICT Labs d’Inria à Paris".

La structure de gouvernance est presque bouclée. C’est Éric Perrin-Pelletier (ex-directeur R&D d’Alcatel Lucent, ex-directeur du campus de Saclay, aujourd’hui en Poste à Inria), rompu aux problématiques public privé, qui assurera la direction générale. L’ancien dirigeant de l’ingénieriste Altran, Yves de Chaisemartin, présidera le conseil d’administration de l’IRT SystemX. Il sera constitué de représentants de 7 entreprises (Alstom et Thales, Altran, Bull, GDF Suez et de 2 PME à choisir parmi Wallix, Calray, Oxatis et Sherpa Group), des 3 instituts Carnot, de la fondation  Paris-Saclay, du pôle System@tic, des enseignants chercheurs, de l’État et des collectivités locales.

Pour la propriété intellectuelle, SystemX a coupé la poire en deux. "Tout ce qui relève de la technologique générique reviendra aux entreprises qui ont apporté leur compétence initiale. Les résultats applicatifs, eux, appartiendront à l’IRT, qui pourra les licencier", explique Riadh Cammoun. De quoi générer jusqu’à 2 millions d’euros de revenu par an pour l’institut.

Mais ce ne sont pas les seules retombées attendues. "Le retour sur investissement en termes de capital humain et de compétence pourrait s’élever à 10, voire 15 millions d’euros", avance le directeur du CEA List. La valeur générée par les start-up issues de l’IRT pourrait s’élever à un million d’euros par an, et le volet formation toucher jusqu’à 200 jeunes. Rendez-vous dans trois ans, pour un premier point d’étape, sous forme de "Stop or go" décidé par l’État. L’occasion de mesurer si les moyens et les résultats, sont à la hauteur de l’ambition.

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