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Investissements d'avenir : l'avenir d'aujourd'hui est le présent de demain

Publié le

Dans cette tribune libre, Patrick Haouat, associé gérant du cabinet conseil en innovation Erdyn, pointe les retards et les dérives liées à la créations des nouveaux dispositif de recherche et de valorisation… Autant d'éléments qui viennent brouiller un paysage déjà illisible.

Investissements d'avenir : l'avenir d'aujourd'hui est le présent de demain © D.R.

L'indispensable intégration des nouveaux opérateurs de recherche dans le système national de recherche et d'innovation
Le système français de recherche et d'innovation connaît depuis la fin des années 1990 une transformation en profondeur, sous l'impulsion des gouvernements successifs de droite comme de gauche. Cette transformation, qui s'est accélérée depuis 2005, a conduit à déployer de nouveaux « outils », opérateurs de recherche, structures d'interface ou encore labels, parmi lesquels les pôles de compétitivité, les Instituts Carnot, les RTRA (Réseaux Thématiques de Recherche Avancée), les PRES (Pôles de Recherche et d'Enseignement Supérieur), les plateformes d'innovation, les agences régionales d'innovation, etc.

Malheureusement, comme souvent en France, les dispositifs préexistants, n'ont, dans leur majorité, pas pour autant été supprimés. Depuis le lancement du PIA, le système français de recherche et d'innovation, déjà reconnu comme étant l'un des plus complexes au monde, a vu émerger de nouveaux dispositifs, qui viennent encore renforcer l'impression de fouillis.

Ne nous méprenons pas, le bienfondé des nouveaux dispositifs n'est pas mis en cause : des équipes de chercheurs de haut niveau se sont mobilisées et ont monté des projets ambitieux sur le plan scientifique et technologique ; l'essentiel des projets répond à des enjeux sociétaux majeurs (énergie, environnement, santé, transports, nouveau matériaux, technologies de l'information et de la communication, développement durable…), et des jurys internationaux ont validé l'excellence et l'ambition des projets retenus. L'investissement public, par l'effet de levier qu'il génère à côté des fonds privés, est indispensable pour boucler le plan de financement.

En revanche, il est impératif que ces nouveaux dispositifs, une fois lancés opérationnellement, s'insèrent dans les structures, labels et réseaux existants.

Un besoin de clarification de la stratégie, des objectifs et des responsabilités
Les termes de référence des appels à projets du PIA ont eu le courage de solliciter l'émergence de dispositifs radicalement nouveaux. C'est donc d'une véritable « page blanche » que sont partis les partenaires pour élaborer leurs projets. Des hypothèses multiples ont été envisagées, certaines parfois extrêmes, et les phases de négociation ont permis de converger, jusqu'à la signature des premières conventions (Jules Verne et Nanoélec pour les deux premiers IRT).

Entre les intentions initiales et la configuration finalement retenue, il y a donc parfois eu des écarts significatifs, il n'y a rien de choquant à cela. Cependant, les feuilles de route stratégiques auraient dû être redéfinies, dès lors que les parties prenantes (chercheurs, industriels, état) ont su plus précisément ce que seraient les nouveaux dispositifs.

Patrick Haouat, associé gérant du cabinet Erdyn, spécialisé dans le conseil en innovation

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