Investissements d’avenir : B-Com dessinera l’image du futur

Au second tour de l'appel d'offres, la Bretagne a réussi à faire labelliser au programme d’investissements d’avenir (grand emprunt) son institut de recherche technologique (IRT) B-Com. Présentation du futur centre de recherche public privé pour les images et réseaux du futur.

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Investissements d’avenir : B-Com dessinera l’image du futur

C’est une version moins ambitieuse, mais peut-être pluraliste, qu’ont finalement validée les experts d’internationaux du jury du Programme d’investissements d’avenir. B-Com, le futur institut de recherche technologique breton, se concentrera donc principalement sur les images du futur. "Le premier projet couvrait en effet les réseaux numériques au sens large. Le projet actuel est focalisé sur trois domaines. 5/9 des ressources seront consacrées aux Images du futur, 3/9 aux réseaux et 1/9 à l’e-santé", précise Vincent Marcatté, président du Pôle de compétitivité Images & Réseaux, qui porte le projet. On y retrouve là les thématiques qui animent le plus les membres fondateurs privés de l’IRT, à savoir Orange, TDF et un groupement de PME et start-up, qui se sont regroupés pour investir dans l’institut.

Côté public, figurent parmi les fondateurs autant des Institut de recherche (INRIA) que des académiques (Télécom Bretagne, Rennes, Superlec et l’Insa). "Mais nous avons aussi des partenaires moins techniques, comme l’Ecoles de design de Nantes, ou les Beaux-arts", se félicite Vincent Marcatté.

Un potentiel de 3000 emplois

Concrètement, l’Institut pourrait ouvrir au mieux en septembre 2012, au plus tard en janvier 2013. Il serait physiquement installé sur trois sites. Le site principal bénéficiera de locaux tout neufs sur le campus des Champs Blancs, à Rennes 2012 au cœur de Rennes Atalante. "Il y a encore des terrains libres à proximité pour installer une pépinière d’entreprises et pour attirer des acteurs internationaux", prévient Vincent Marcatté. Mais il est trop tôt pour en dévoiler les noms.

Les négociations sont encore confidentielles. "L’ambition de l’IRT est en effet de créer des emplois. On évalue le potentiel à 3000". Ce site principal concentrera 70 % de l’activité sur les trois thématiques. Un site secondaire, à Lannion (Côtes-d’Armor), à proximité de Thales et Orange et de laboratoires de Rennes I, sera plus orienté sur les réseaux du Futur. Celui de Brest, prêt de Télécom Bretagne et d’Alactel, devrait être pluridisciplinaire.

Vers la transmission d’images holographiques en temps réel

L’IRT aura la forme d’une fondation de coopération scientifique. "Mais, dans un deuxième temps, nous allons créer une société par actions simplifiées pour porter la valorisation", explique Vincent Marcatté. La valorisation est en effet le sujet épineux des projets d’IRT. Dans le cas de B-Com, la règle semble claire. "La propriété intellectuelle issue des travaux de recherche appartiendra à l’IRT. Les partenaires auront un premier droit de regard. Si les brevets déposés ne les intéressent pas, ils seront valorisés via le fonds France Brevets ou via Ouest valorisation."

"L’idée est bien que l’IRT dispose de sa propre équipe de recherche, qui travaille sur ses propres équipements", rappelle le président du Pôle Images et Réseaux. Très rapidement ce sont 100 personnes qui travailleront dans l’Institut. Ils disposeront d’équipements de pointe, comme une salle de captation 3D avec 128 caméras haute définition. Ils pourront ainsi développer les protocoles de transmission d’images holographiques temps réel." Pour dessiner ces images et réseaux du futur, l’IRT sera financé pour moitié par ses partenaires privés, et pour moitié l’État via les Investissement d’avenir. Mais sur les 131 millions d’euros annoncés, l’État n’apportera en fait que 60 millions d’euros, le reste étant du capital non consomptible. En tout, sur 9 ans, ce sont 250 millions d’euros qui irrigueront l’institut. Car le projet est jalonné. Un premier "stop or go" est programmé au bout de 3 ans.

Mais on n’en est pas encore là. Pour l’heure, l’important pour l’équipe de B-Com, c’est de finir de contractualiser avec l’État avant les élections.

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