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L'Usine de l'Energie

Inventer l'industrie bas carbone

Olivier Cognasse , ,

Publié le

Le Business and climate summit se déroule à Paris deux cents jours avant la conférence COP21. L’occasion pour les industriels de montrer leur bonne volonté et leurs solutions dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Inventer l'industrie bas carbone © crédit photo

Quelque deux cents jours avant la 21e Conférence des parties (COP21), qui se tiendra du 30 novembre au 15 décembre au Bourget (Seine-Saint-Denis), un millier de leaders économiques se retrouvent à Paris, au siège de l’Unesco, les 20 et 21 mai. Ce Business and climate summit est organisé par Global compact France, une association présidée par Jean-Pascal Tricoire, le PDG de Schneider Electric [lire aussi page 34], et l’association Entreprises pour l’environnement (EPE), dirigée par Pierre-André de Chalendar, le PDG de Saint-Gobain. L’occasion pour ces chefs d’entreprise d’échanger sur la réduction de leur empreinte carbone et sur les innovations technologiques qui permettent de limiter les émissions polluantes.

Mobilité, bâtiment, énergie, chimie, santé, services... Tous les secteurs sont concernés. Pour tendre vers un monde décarboné, condition sine qua non pour limiter à 2 °C l’élévation des températures, les États ont besoin des entreprises. Une "low carbon society" (une société bas carbone) ne rime pas avec stagnation ou décroissance. L’association EPE a publié au mois de mars l’étude "Stratégie des entreprises pour le climat", dans laquelle sont présentées des bonnes pratiques. Le nouveau directeur général de Total, Patrick Pouyanné, préconise, lui, de remplacer le charbon par le gaz. 

À Lima, lors de la COP20, il a été décidé que les conférences des parties comprendraient désormais un agenda des solutions ! Les gouvernements ne sont plus seuls à devoir s’engager pour le climat. "En préparation de la COP21, de grandes entreprises et de moins grandes ont ou vont publier leurs engagements sur leurs efforts pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Durant la COP en décembre, plusieurs événements seront consacrés aux entreprises, aux technologies qu’elles vont apporter, et aux financements", prévient Laurent Fabius, le ministre des Affaires étrangères et président de la COP21.

"Les entreprises ont expérimenté des solutions. Il faut accélérer la dynamique de déploiement, partagée par Ban Ki-moon, le secrétaire général de l’ONU, qui les a appelées à faire plus pour le climat. La question est de savoir si on peut arriver à zéro émission en fin de siècle", souligne Claire Tutenuit, la déléguée générale d’EPE. Pour Antoine Frérot, le PDG de Veolia, il faut "désintoxiquer une économie droguée au carbone", grâce aux économies d’énergies, aux énergies renouvelables, à une meilleure efficacité énergétique, à la capture des émissions pour les énergies polluantes…

Des financements adaptés

"Les entreprises doivent mettre encore plus d’argent dans la R&D. Il faut croiser la recherche publique et privée, donner plus de place aux start-up, financer l’innovation", suggère Gilles Berhault, le président du Comité 21, un réseau regroupant 500 membres, dont bon nombre d’entreprises cotées au CAC 40. La croissance verte a aussi besoin de financements adaptés aux projets et à la taille des entreprises. Et un prix du carbone stable est impératif pour éviter de repartir vers des dérives spéculatives. Laurent Fabius semble toutefois sceptique sur un accord sur le prix du carbone.

L’Union européenne parie, elle, sur la mise en place de la "market stability reserve" (la réserve de stabilité du marché) pour pallier la panne de son marché carbone. Quoi qu’il en soit, la pollution coûtera très cher à long terme. L’Organisation mondiale de la santé prévoit qu’en 2050 la moitié de la population mondiale souffrira d’allergies…

La COP21 est très attendue. "L’opinion publique chinoise est de plus en plus mobilisée sur ces sujets. Et le président Obama est capable de porter ce message, sans calcul électoraliste, alors qu’il va terminer son deuxième mandat", analyse Gilles Berhault. Le président américain attend d’ailleurs un accord "ambitieux et durable". François Hollande, lui, se montre plus prudent : "Plus j’avance, plus je regarde les obstacles." Le chef de l’État fait allusion aux grands pays émergents, "qui sont, eux aussi, de grands émetteurs de gaz à effet de serre". Ce sommet ne résoudra pas d’un coup de baguette magique tous les problèmes. Mais sa préparation s’accompagne d’une réelle prise de conscience... notamment des entreprises, comme en attestent les dix bonnes pratiques que nous avons sélectionnées, tous secteurs confondus. 

Olivier Cognasse

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