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Inutile de changer la politique de la BCE, selon Weidmann

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FRANCFORT/HELSINKI (Reuters) - Le président de la Bundesbank, Jens Weidmann, l'un des responsables pressentis pour la présidence de la Banque centrale européenne (BCE), a estimé dimanche qu'il n'était pas nécessaire que le BCE change aujourd'hui sa politique malgré l'accès de faiblesse de l'économie de la zone euro.

Inutile de changer la politique de la BCE, selon Weidmann
Le président de la Bundesbank, Jens Weidmann, l'un des responsables pressentis pour la présidence de la Banque centrale européenne (BCE), a estimé dimanche qu'il n'était pas nécessaire que le BCE change aujourd'hui sa politique malgré l'accès de faiblesse de l'économie de la zone euro. /Photo prise le 27 février 2019/REUTERS/Kai Pfaffenbach
© Kai Pfaffenbach

Le conseil des gouverneurs de la BCE doit se réunir les 5 et 6 juin prochains pour décider des termes d'une troisième série de crédits accommodants aux banques, une des mesures déployées dans la zone euro pour stimuler l'activité de prêt.

"Nous ne sommes pas dans une situation où les prix baissent et où nous avons a réagir maintenant", a dit Jens Weidmann en public lors des journées porte-ouverte de la banque centrale allemande.

Il a également estimé que la baisse des excès de capacités dans l'économie - main d'oeuvre, capital et autres ressources - finirait à terme par faire remonter les prix.

Depuis plusieurs années, l'inflation est inférieure à l'objectif de la BCE d'un taux "proche, mais inférieur à 2%", malgré les mesures de stimulation sans précédent engagées par la banque centrale.

Un des gardiens de l'orthodoxie économique allemande, Jens Weidmann figure parmi les noms qui circulent pour succéder en novembre à Mario Draghi. Il pourrait se heurter toutefois à l'opposition de pays du Sud, plus endettés, et favorables à des taux d'intérêt bas.

Olli Rehn, gouverneur de la banque de Finlande, vu lui aussi comme un successeur potentiel à Mario Draghi, a déploré de son côté que le rôle des banques comme fournisseur de liquidités ait commencé à s'éroder en Europe et dans d'autres parties du monde.

"En Europe, une part croissante des crédits est apportée par les fonds d'investissements, les compagnies d'assurance et les acteurs du crédit à la consommation", a-t-il dit dans un discours prononcé à Helsinki, appelant à ce que les banques centrales inventent de nouveaux outils pour préserver la stabilité financière.

"Les systèmes financiers changent, et ces changements apportent de nouveaux risques", a-t-il ajouté.

(Frank Siebelt, Anne Kauranen, Gilles Guillaume pour le service français, édité par Tangi Salaün)

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