Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'Usine Maroc

Internationalisation : le tropisme africain du business marocain

, ,

Publié le

Cet article a été publié dans le supplément de L'Usine Nouvelle paru le 26 juin consacré à l'économie marocaine et intitulé "Le défi aéronautique."  Les industriels marocains comptent bien renforcer leur présence en Afrique subsaharienne, une région au potentiel économique énorme.  Au sud du Sahara, "le roi est un ambassadeur de marque pour nos entreprises", lance Hakim Nadir,  le directeur général de la société de construction métallique Buzzichelli, implantée à Casablanca [lire  l’encadré ci-dessous].

Internationalisation : le tropisme africain du business marocain
Le roi du Maroc lance à Abidjan les travaux de réalisation d'un village de pêche
© MAP

De fait, le tropisme subsaharien du business marocain a été révélé en février quand Mohammed VI a fait un grand tour en Afrique (Mali, Gabon, Côte d’Ivoire, Guinée) accompagné d’une nuée de patrons. Et ce n’est pas qu’une vitrine.

cap au sud

En 2013, l’Afrique a été la destination de 44,1% des investissements directs marocains sortants, soit 106 millions d’euros. Attijariwafa Bank, Maroc Telecom, Managem (mines), Ynna (BTP, chimie…) : les stars du business chérifien ont mis cap au sud. Explication ?

Depuis quinze ans, ces groupes ont grandi à la faveur de la modernisation du Royaume et ont atteint la taille critique pour se projeter. Pour eux, le faible développement de l’Afrique et sa dynamique ouvrent des opportunités. D’autant que les États ouest-africains veulent pallier leur sous-équipement en infrastructures en échappant au passage à l’alternative entreprises occidentales ou chinoises.

Maroc Telecom, titulaire de licences au Sénégal au Gabon et au Mali, va ainsi câbler une partie de ce dernier en haut débit pour 6 millions d’euros via sa filiale Soltema.

un business model avantageux

Le développement de l’Afrique engendre aussi l’ébauche d’une classe moyenne, phénomène déjà connu dans les centres urbains au Maroc. Les entreprises marocaines peuvent donc y dupliquer leurs méthodes.

"Nous sommes moins chers que nos concurrents européens tout en offrant une qualité suffisante. Ce rapport qualité–prix fait notre succès", argumente Mehdi Zouhir, le président du directoire de Buzzichelli Maroc. Exemple de ce business model ?

Le géant de l’immobilier Addoha, qui livre 30 000 appartements sociaux par an au Maroc, va construire 3 000 logements à Conakry, capitale de la Guinée, dont les deux tiers sont destinés aux fonctionnaires et couverts par l’État.

8 000 logements sociaux en Côte d’Ivoire

Multipliant les projets dans huit pays, Addoha va réaliser 8 000 logements sociaux en Côte d’Ivoire. Son patron Anas Sefrioui prévoit de réaliser au moins 20% de son chiffre d’affaires en Afrique d’ici à deux ans. Il a déjà construit des cimenteries en Côte d’Ivoire, en Guinée, au Cameroun, et en a six autres en projet !

L’Afrique dispose d’un atout auquel sont sensibles les entreprises marocaines : ses ressources. "Le continent représente l’axe central de notre développement ", affirme Youssef El Hajjam, le directeur général de la branche métaux précieux et fluorine de Managem qui intervient au Soudan, en RDC, au Gabon et en Éthiopie.

Enfin, l’OCP, le géant des phosphates, a signé plusieurs accords au Gabon, dont une association industrielle avec la Société équatoriale des mines qui prévoit la construction de plusieurs sites dans les deux pays. Objectif ? Produire des engrais alliant phosphates marocains et gaz gabonais. Un partenariat à 1,7 milliard d’euros.

Par Julie Chaudier, à Casablanca

 

Cap au sud pour Buzzichelli
Buzzichelli, une société de mécanique lourde 100 % marocaine comptant 1 500 salariés, s’est implantée au Sénégal, en Mauritanie ou au Niger, où elle a gagné un contrat de montage de 8 millions d’euros auprès d’Areva pour sa mine d’Imouraren. Selon le président du directoire Mehdi Zouhir, l’Afrique est "un débouché naturel. Nous opérons dans des régions francophones et musulmanes. Les valeurs culturelles sont proches : notre côté africain nous sert dans le travail". Même si pour les "Subsahariens", le Royaume paraît proche de l’Europe. "Après avoir parlé garantie de modes de paiement à un client camerounais, celui-ci m’a lancé : “Oh ! Vous, les Européens, vous voulez toujours tout sécuriser“ », s’amuse-t-il.

 

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle