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Interdire l'avion? C'est l'idée du patron du géant français Alstom, dans un cas précis

Rémi Amalvy , , , ,

Publié le

Auditionné par la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale, Henri Poupart-Lafarge, le patron dde l'industriel ferroviaire français Alstom, s'est dit favorable à l'interdiction de l'avion lorsqu'un trajet de moins de quatre heures est possible en train. Il milite pour que que la relance se fasse en faveur du rail, avant l'avion et l'automobile.

Interdire l'avion? C'est l'idée du patron d'Alstom, dans un cas précis...
Une réduction du trafic aérien pourrait bénéficier au ferroviaire, reconnaît Henri Poupart-Lafarge.

Qui de mieux qu'un patron de l'industrie ferroviaire pour défendre une mesure qui pourrait aller dans le sens d'un meilleur développement de sa filière ? "A titre personnel, je suis favorable à ce que, pour tous les trajets de moins de quatre heures de train, l'avion soit interdit. Le modèle TGV participe énormément à la décarbonation du transport", a ainsi déclaré Henri Poupart-Lafarge le 22 juillet.

Auditionné par la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale, le PDG d'Alstom s'est prononcé en faveur d'une relance profitant d'abord au rail, avant l'avion ou l'auto. Contrairement à ces deux derniers secteurs, qui ont déjà obtenu des milliards d'euros d'aide, le ferroviaire attend toujours l'annonce d'un plan de soutien concret.

Un plan très attendu

Début juillet, dénonçant le mutisme de l'État, la région Île-de-France a décidé de payer la RATP et la SNCF, particulièrement touchées financièrement par les mesures prises lors du confinement. Depuis, le gouvernement a promis que serait bientôt dévoilé un plan de relance massif du secteur, qui concernerait notamment le fret, les petites lignes et même un possible retour du train de nuit.

Devant la commission parlementaire, Henri Poupart-Lafarge s'est également montré confiant à propos de la décision future de Bruxelles sur le dossier Bombardier Transport. Alstom espère en effet obtenir le feu vert de la Commission européenne pour le rachat de ce dernier dès la fin du mois de juillet, en contrepartie de la cession de son usine du Bas-Rhin.

L'audition est à revoir dans son intégralité par ici.

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