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L'Usine de l'Energie

Intempéries dans l’Ouest : Flocons 1 – Industrie 0

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Publié le

Quelques jours de neige et les industriels gèlent leur production. Le chantier de l’EPR de Flamanville tourne au ralenti, les fournisseurs de la région arrêtent leur production et les salariés restent chez eux. Une histoire de petits flocons qui freine la puissance de l’atome.

Intempéries dans l’Ouest : Flocons 1 – Industrie 0 © DR

Le téléphone sonne dans le vide. Aujourd’hui, quand on essaye de contacter les industriels de la Manche, il est courant que personne ne soit au bout du fil. Et pour cause, une épaisse couche de neige paralyse le département. A Flamanville, les travaux de l’EPR sont fortement ralentis car seulement une centaine de salariés ont pu se rendre sur leur lieu de travail. Ils sont habituellement 2 300. « Le chantier ralentit mais il fonctionne », précise-t-on chez EDF.  Et même si le chantier continuait normalement, les fournisseurs ont aussi leurs difficultés.

« Avec la neige, nous avons complètement arrêté la production. L’atelier est complètement fermé. Les salariés n’ont pas pu venir car, dans la Manche, les pouvoirs publics ont du mal à faire face et les routes ne sont pas dégagées », explique Denis Robin, le directeur de l’établissement SEMA industrie spécialisé dans chaudronnerie nucléaire. Et dans l’atelier, la piscine IRWST destiné à l’EPR de Flamanville est en production. La piscine en question sera placée sous le réacteur, une nouveauté pour augmenter la sécurité des nouveaux réacteurs.  « Mais le chantier aussi prend du retard. Donc notre livraison se fera à temps pour la pose du produit », rassure Denis Robin.

Des ateliers sans ses ouvriers. Les clients seront livrés à temps donc. Mais les ouvriers dans tout ça ? « Nous avons mis des solutions souples. Les salariés peuvent poser une journée de congés, récupérer des heures supplémentaires ou rattraper petit à petit sur les prochaines semaines », explique le directeur de SEMA. Cette société est loin d’être la seule à être dépourvue de ses ouvriers. A la chaudronnerie tuyauterie ACPP, à proximité du Havre, il n’y a qu’une vingtaine de personnes dans l’atelier. Soit moins de 10% des effectifs. Dans l’usine de la Construction mécanique de Normandie (CMN)  à Cherbourg, seul 20% du personnel était présent ce matin. Puis le site a fermé l'après-midi. « L’atelier n’est plus sûr. Il y a plus de 30 centimètres de neige. Cela pèse sur les toits et l’atelier n’est plus sûr. On a pris la décision de fermer », explique une porte-parole. « Nous avons déjà fermé le site hier après-midi. La météo a annoncé une éclaircie mais pour le moment, les flocons tombent sans discontinuer », conclut-elle.

A Cherbourg, même la DCNS a fermé ses portes. François Gesnouil, le responsable communication du centre de Cherbourg précise : « Les conditions météorologiques sont extrêmes. Nous avons accordé exceptionnellement un jour de congé car l’intégrité de nos collaborateurs est primordiale. Les routes ne sont pas sûres et nos employés doivent pouvoir produire et, dans ce cas, venir au travail en sécurité. Pour rattraper en termes de production, on trouvera des solutions après. »

Morgane Remy

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