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Quotidien des Usines

Intel quitte la technopole de Sophia Antipolis

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Installé en 2011, le groupe Intel supprimera début 2017 son centre de R&D sur la technopole de Sophia Antipolis (Alpes-Maritimes) qui emploie plus de 400 salariés. Ce sera le plus important plan social après celui de Texas Instruments en 2012 avec 700 licenciements.

Intel quitte la technopole de Sophia Antipolis © Josh Bancroft - Flickr - C.C.

C’est en 2011, qu’Intel pose son enseigne sur la technopole de Sophia Antipolis (Alpes-Maritimes) en reprenant la division Wireless Solutions d’Infineon, travaillant sur les modems et les mobiles du géant américain du processeur. Progressivement, Intel a étoffé ses effectifs en puisant dans le réservoir des ingénieurs victimes de plans sociaux chez d’autres sociétés du secteur dont Texas Instruments. Son centre de R&D à Sophia Antipolis, spécialisé dans les mobiles, emploierait près de 400 personnes, plus des sous-traitants, soit 500 personnes concernées. A titre d’exemple, la dernière puce 4G dite modem a été conçue en partie à Sophia Antipolis. Mais Intel a tranché le centre R&D doit disparaître conformément au plan de restructuration mondial qui prévoit la suppression de 12 000 postes (11 % de ses effectifs). En France, en plus de Sophia Antipolis sont concernés les centres de Toulouse (280 personnes), Montpellier (40 personnes), Aix (35 personnes) et Rennes (40 personnes).

Sophia Antipolis fragilisée par les fermetures industrielles

Pour Sophia Antipolis le départ d’Intel s’ajoute à d’autres qui depuis quelques années fragilisent la filière microélectronique et mobile. Après Texas Instruments avec 700 salariés en 2012, Nvidia avec 120 personnes et Samsung avec 110 employés en 2015 ont plié bagages. Et comme toujours les sites de R&D sont dépendants de stratégies décidées dans des sièges éloignés et mis en concurrence avec ceux de l’Inde et de Chine.

Le prochain qui pourrait en faire les frais serait l’implantation d’IBM qui pourrait supprimer 157 postes un an seulement après avoir transféré son activité de La Gaude (Alpes-Maritimes) dans la technopole urbaine Nice Méridia où il emploie 500 salariés. IBM délocalise progressivement ses activités de France en Roumanie, Pologne, Chine et Inde après avoir bénéficié de 20 millions d'euros de l’Etat au titre du CICE et CIR tout comme Intel et les autres.

Michel Bovas

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