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Intel : quel successeur à Paul Otellini ?

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Après 40 ans passés chez Intel, Paul Otellini quittera le groupe au printemps 2013. Parmi les successeurs pressentis : trois dirigeants d'Intel fraichement promus. À moins que la firme de Santa Clara n'opte pour du sang neuf et recrute un dirigeant d'Apple ou de Qualcomm. Le nouveau PDG devra relever de nombreux défis, dont le plus important sera de réussir le virage vers le marché du mobile, que n'a pas réussi Paul Otellini.

Intel : quel successeur à Paul Otellini ? © D.R.

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En partenariat avec Industrie Explorer

Le PDG d'Intel, Paul Otellini, prendra sa retraite en mai prochain. Âgé de 62 ans, il avait pris ses fonctions à la tête de la firme américaine en 2005. "Cinquième PDG seulement en 45 ans d'histoire de l'entreprise, Paul Otellini a su la guider dans des moments difficiles, et l'adapter à toutes les transitions du marché", a déclaré Andy Bryant, président du conseil d'administration.  Le début du processus de transition se déroulera sur les six prochains mois. Le conseil "prendra en considération les candidatures internes comme externes", précise Intel.

Quels sont les candidats les plus probables ? Le fabricant de processeurs vient de promouvoir trois dirigeants à des postes de vice-présidents exécutifs: Renee James, directrice de la branche logiciel d'Intel; Brian Krzanich, directeur des opérations, qui chapeaute également la fabrication mondiale; et Stacy Smith, directeur financier et chargé de la stratégie de l'entreprise.

Pour les analystes, ils sont les candidats naturels à la succession de Paul Otellini. Jusqu'à aujourd'hui, tous les PDG d'Intel ont en effet été recrutés au sein de l'entreprise. Les deux plus "visibles en interne" sont aujourd'hui Stacy Smith et Brian Krzanich, souligne Nathan Brookwood, analyste principal chez Insight 64, citée par nos confrères d'IDG News Services"Stacy a démontré de bonnes compétences dans la compréhension de la société", explique-t-elle, alors que Smith est "un jeune Andy Bryant" et un très bon communicant.

Brian Krzanich a cependant comme avantage d'avoir accéléré la production des processeurs pour qu'elle suive les dernières feuilles de route d'Intel, qui prévoient de sorties de produits de plus en plus rapides. Or, "la production est la clé du succès d'Intel qui doit désormais s'attaquer au marché du mobile", rappelle l'analyste. Enfin, Krzanich est également un bon communicant, surtout avec les partenaires externes.

À moins qu'Intel n'opte pour du sang neuf

De leur côté les analystes de Gartner et J. Gold Associates estiment qu'un autre dirigeant pourrait aussi avoir le profil du poste. Il s'agit de David Perlmutter, aujourd'hui responsable de la division chargée du développement des architectures. Plus orienté technique, il permettrait de relancer l'innovation à un moment où Intel se doit de trouver de nouveaux marchés, en dehors de celui des PC.

Mais vu la situation délicate dans laquelle est aujourd'hui Intel, un recrutement externe est plus que jamais une option à ne pas écarter. "Intel possède une forte culture de promotion interne et il ya de bons candidats, mais compte tenu de la perturbation du marché, il peut être temps pour quelqu'un de l'extérieur d'apporter de nouvelles perspectives", explique Chris Ingle vice-président associé "research and consulting" pour IDC Europe.

Trois options reviennent principalement chez les analystes. La première serait de faire revenir Pat Gelsinger, ancien haut dirigeant d'Intel et aujourd'hui PDG de VMware, spécialisée dans la virtualisation d'architectures x86. Autre possibilité : regarder du côté d'un dirigeant d’Apple ou de Qualcomm, qui ont de solides compétences en puces pour mobiles. C'est du moins l'avis de Craig Berger, analyste de FBR Capital Markets & Co, interrogé par Bloomberg. Enfin, Sanjay Jha, PDG de Motorola Mobility, devrait également être considéré avec le plus grand intérêt, indique pour sa part Doug Freedman, analyste de RBC Capital Markets.

Réussir le virage vers le mobile

Quels défis attendent le nouveau parton d'Intel ? L'héritage de l'actuel PDG est le suivant : "Otellini a maintenu la croissance des revenus d'Intel et sa position de force sur le marché des PC. Il a également développé l'activité du fondeur sur le segment des serveurs. Mais la situation est en train de changer. Intel risque d'être de plus en plus affaibli par le recul des ventes de PC et par la concurrence de plus en plus importante sur le secteur des serveurs ", poursuit Chris Ingle d'IDC Europe. La solution : s'imposer sur le marché du mobile qui n'a pas été suffisamment pris en compte par l'actuel PDG.

Un avis partagé par Sébastien Rospide, consultant pour le cabinet français d'étude et de conseil Décision. "Intel n'est pas dans une situation critique. Mais il doit désormais réussir son virage vers le marché du mobile qui est plus dynamique que celui du PC."
La tâche ne sera pas facile. Rappelons que la majorité des processeurs de smartphones sont aujourd'hui basés sur l'architecture ARM, développée par la société britannique éponyme, et fabriqués notamment par Samsung, Toshiba, Texas Instrument ou STMicrolectonics.
Cette architecture est dominante sur le marché du mobile et s'attaque désormais à celui des autres équipements informatiques.

Bloomberg rapportait ainsi récemment qu'Apple pourrait abandonner les processeurs Intel au profit des puces ARM pour ses ordinateurs, afin de disposer de la même architecture pour ses iPhones, ses iPads et ses Macs.

"Intel a de sérieux atouts, au premier rang desquels son leadership dans le domaine de la miniaturisation. Cela devrait lui permettre d'attaquer le marché mobile avec des puces performantes et à faible consommation d'énergie", conclut cependant Sébastien Rospide. Il faudra cependant pousser encore plus la R&D dans ce sens et peut être modifier la culture d'entreprise, résolument orientée vers l'univers du PC.

De la fin 2005 à la fin 2011, le chiffre d’affaires annuel d'Intel est passé de 38,8 milliards de dollars à 54 milliards de dollars. Mais pour son troisième trimestre 2012, le groupe a enregistré des résultats en baisse avec un chiffre d'affaires de 13,5 milliards de dollars contre 14,2 milliards un an auparavant. Le bénéfice net est quant à lui passé de 3,47 milliards à 2,97 milliards de dollars en 12 mois.

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