Intel, Qualcomm et Broadcom, champions des investissements R&D dans les semiconducteurs

Ridha Loukil , , , ,

Publié le

Le numéro un mondial des semiconducteurs Intel reste le champion incontesté des investissements R&D dans le secteur avec un effort de 12,7 milliards de dollars en 2016, selon IC Insights. Il est suivi par Qualcomm avec 5,1 milliards de dollars et Broadcom avec 3,2 milliards de dollars. Samsung reste à la traine avec 2,9 milliards de dollars.

Intel, Qualcomm et Broadcom, champions des investissements R&D dans les semiconducteurs
Usine de fabrication de semiconducteurs
© Micron

Numéro un mondial des semiconducteurs, Intel reste le champion incontesté des investissements R&D dans le secteur. Selon IC Insights, le groupe, dirigé par Brian Krzanich, a dépensé 12,7 milliards de dollars dans cette activité en 2016, en augmentation de 5% par rapport à 2015. A lui tout seul, il représente 36% des 35,4 milliards de dollars dépensés par le Top 10 mondial des fournisseurs de puces électroniques et 23% des 56,5 milliards de dollars investis par l’ensemble des acteurs de cette industrie dans le monde.

Effort le plus élevé chez Qualcomm

Le géant américain des puces mobiles Qualcomm arrive en deuxième position, alors qu’il n’est que troisième fournisseur mondial de semiconducteurs. Il a dépensé 5,1 milliards de dollars en recherche et développement en 2016, en baisse de 7% par rapport à 2015. Un effort qui représente une intensité (rapport entre les dépenses R&D et le chiffre d’affaires) de 31,1%, la plus élevé parmi les acteurs du Top 13 mondial, selon IC Insights.

Son compatriote Broadcom, né en février 2016 de la fusion entre Avago Technologies et l’ancien Broadcom, se propulse à la troisième place, alors qu’il n’est que cinquième acteur mondial, derrière Intel, Samsung Electronics, Qualcomm et SK Hynix. En 2016, il a investi 3,2 milliards de dollars en R&D, soit 20,5% de son chiffre d'affaires.

STMicroelectronics en baisse

Le cas de Samsung Electronics reste énigmatique. Deuxième acteur mondial de cette industrie, le géant coréen apparait à la traine. Il n’arrive qu’à la quatrième place avec un investissement de 2,9 milliards de dollars et une intensité de seulement 6,5%. Mais pour IC Insights, cette situation est tout à fait normale. Samsung Electronics est présent à 70% dans les mémoires flash et Dram. Des familles de puces qui nécessitent beaucoup moins d’effort R&D que les processeurs, domaine d’activité principal d’Intel ou de Qualcomm.

STMicroelectronics pointe à la treizième place avec un investissement de 1,3 milliard de dollars, en recul de 6% par rapport à 2015, et une intensité de 19,3%. En difficultés chroniques depuis 2012, le fabricant franco-italien de semiconducteurs a petit à petit réduit son effort de R&D et arrêté ses travaux de développement des technologies de production en dessous de 28 nanomètres. Pour les générations de puces plus avancées, il compte s’appuyer plutôt sur des fondeurs de semiconducteurs comme le taiwanais TSMC ou l’américain GlobalFoundries.

Inflation de l'effort R&D

IC Insights met le doigt sur l’escalade de l’effort R&D dans le secteur. En témoigne l'évolution de la part du chiffre d’affaires consacrée par Intel à cet effet. De 9,3% en 1995, elle est montée à 16% en 2000 puis à 22,4% en 2016. Et cette inflation devrait continuer dans les années à venir, obligeant les acteurs incapables de suivre le mouvement tous seuls soit à se regrouper soit à disparaitre. C’est cela qui explique la vague de consolidation sans précedent que connait cette industrie depuis 2015.

 

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