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Intégrer la RSE dans leur business, une nécessité pour les PME

Publié le

La RSE comme pilier de l’économie des PME ? Loin d’être farfelue, l’idée est devenue une nécessité : pour se démarquer de ses concurrents, pour innover, pour réduire ses risques, pour s’affirmer sur un marché… Intégrer une démarche environnementale et sociétale dans sa stratégie globale permet de booster son entreprise.

Intégrer la RSE dans leur business, une nécessité pour les PME
François Garreau, responsable mission RSE, Generali France

Les lettres « R » « S » « E » (responsabilité sociétale de l’entreprise) suscitent beaucoup de zones d’ombre. Souvent, cet acronyme est mal perçu par les dirigeants, ils ne voient pas ce qui se cache derrière. Pour les entrepreneurs, la RSE est synonyme de développement durable dont ils ont une vision « cliché » très « environnementaliste », qui ne correspond pas à leurs préoccupations de chef d’entreprise.

Pourtant, beaucoup de dirigeants de PME font de la RSE sans le savoir. Les démarches sont en effet peu formalisées, car il est rare que ces petites entreprises puissent s’offrir les services d’un responsable RSE. C’est pourquoi, quand des partenaires extérieurs, comme l’expert-comptable ou l’assureur, analysent de près leurs activités, ils parviennent à mettre en lumière un certain nombre d’éléments propres à cette notion de responsabilité sociétale. Quand nous cartographions leur activité et analysons leur exposition à différents risques, nous sommes à même de distinguer ce qu’elles font déjà bien et quels peuvent être les points d’amélioration. Par exemple, une entreprise, qui veille à réduire sa facture énergétique, pourrait, en plus, valoriser ses déchets.  

Contrairement aux idées reçues, la RSE n’est pas un totem, ni un précepte inaccessible. C’est un parcours de progrès : comment l’entreprise, en s’améliorant sur certains points, pourra-t-elle se différencier, voire être innovante ?

 

Un levier de croissance et de maîtrise des risques

Aujourd’hui, il semble assez difficile de ne pas intégrer une démarche de RSE dans sa stratégie globale. Prenons le cas d’entreprises qui fournissent de grands donneurs d’ordre. Si elles ne développent pas une démarche d’achats responsables, elles s’exposent à être exclues de certains marchés. Les grands groupes ou les collectivités sont de plus en plus attentifs à leurs fournisseurs, privilégiant ceux qui seront plus écologiques ou éthiques. Si une PME ne s’adapte pas à cette demande, son concurrent risque de le faire avant elle. Voire il risque de le faire mieux. C’est pourquoi, pour se maintenir sur le marché, il faut intégrer un effort supplémentaire. Ensuite, la PME peut appliquer cette logique avec ses propres fournisseurs : comment associer ces derniers à la démarche de RSE ? Comment mesurer leur engagement ? De même, pour les clients de l’entreprise : comment évaluer leurs attentes ? L’entreprise soulève alors des pistes de discussion avec l’ensemble de ses partenaires. Cela peut l’amener à faire évoluer son business model.

Une entreprise vend du matériel de bureau ? Elle peut proposer une activité de consulting sur comment mieux utiliser les consommables. Une autre fabrique et installe des portes-fenêtres ? En engageant un designer, elle crée des objets d’art à partir des déchets récupérés sur les chantiers. Autres exemples : la mise en place d’une politique santé et sécurité peut diminuer les accidents de travail, une politique de formation et de rémunération permet également d’accroître le capital immatériel de l’entreprise, sa valeur et donc son attractivité…

La RSE oblige le chef d’entreprise à adopter une vision transversale et plus systémique de son activité. C’est un filtre qui lui permet de revisiter son business model. Les contraintes apparentes de la RSE deviennent des axes de réflexion et de repositionnement de l’entreprise, avec, à la clé, de nouvelles perspectives de croissance et d’amélioration de sa performance. Pour que cette démarche se révèle efficace, il y a toutefois un impératif : le dirigeant doit être impliqué. Il est préférable que la RSE ne soit pas déléguée mais que le dirigeant porte ses convictions et les partagent avec ses collaborateurs.

 

François Garreau, responsable mission RSE, Generali France

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