Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

[Insolite] Quand une machine à expresso analyse les sols contaminés

Publié le

Une machine à expresso dans un laboratoire de chimie ? Rien de plus banal. Sauf au département de chimie analytique de l’université de Valence (Espagne), où la machine à café Krups est utilisée pour analyser les polluants dans des sols contaminés.

[Insolite] Quand une machine à expresso analyse les sols contaminés © Image extraite de la publication "Hard Cap Espresso Machines in Analytical Chemistry: What Else?"

Vous prendrez bien une petite tasse d’hydrocarbures aromatiques polycycliques ? C’est ce que proposent des chercheurs espagnols qui ont installé une machine à expresso Krups dans leur laboratoire de chimie analytique. L’équipe de l’université de Valence a eu en effet l’idée de tester l’efficacité d’une machine achetée chez le revendeur du coin… pour extraire des polluants d’un échantillon de terre.

L’idée : la machine à expresso prépare une boisson par percolation d’eau chaude sous haute pression à travers le café en poudre. Et si ça marchait aussi pour extraire d’autres substances d’un échantillon de terre ? La machine à expresso deviendrait alors un équipement peu cher et rapide pour un laboratoire d’analyses chimiques.

La machine Krups, qui fonctionne à une pression de 19 bars, a été légèrement modifiée : le réservoir d’origine a été remplacé par une bouteille d’un litre. Et les chercheurs ont utilisé des capsules rechargeables, qu’ils ont remplies avec des échantillons de sols pollués, prélevés près d’une autoroute, d’un parking ou d’un site industriel. 

Une fois la percolation lancée la préparation du « café »- un mélange d’eau et de solvant- extrait en 11 secondes les polluants contenus dans la terre.  Ensuite, il suffit de récupérer l’extrait dans la tasse à café, et de l’injecter dans un chromatographe pour analyser finement son contenu. Naphtalène, acénaphtène, fluorène, phénantrène, anthracène… les polluants ciblés par les chimistes sont, pour certains, très toxiques. La limite de détection, selon les résultats publiés par l’équipe de Valence, varie de 1 à 38 microgrammes par kilo.

Très satisfaits de l’efficacité de leur machine à café, les chercheurs  veulent poursuivre sa reconversion en instrument de laboratoire, et travaillent maintenant à l’analyse d’autres polluants (pesticides, détergents). Publié dans la revue Analytical Chemistry, l’article des chercheurs espagnols est titré « Machines à expresso pour la chimie analytique : what else ? »

Réagir à cet article

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus