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L'Usine Agro

Inquiétudes sur la production ivoirienne de cacao

Franck Stassi , ,

Publié le

L’arrivée précoce et violente de l’Harmattan, un vent sec et poussiéreux, pourrait creuser la baisse de production de cacao prévue pour 2015-16 en Côte d’Ivoire.

Vent sec et poussiéreux, l’Harmattan, qui affecte plusieurs régions d’Afrique entre la fin du mois de novembre et le début du mois de mars, pourrait pénaliser la production ivoirienne de cacao dans les mois à venir. En fonction de son intensité, l’Harmattan est susceptible d’influer à la baisse sur la taille des grains. "Nous savions déjà que la récolte serait en baisse, mais le fait que l’Harmattan soit arrivé si tôt et de manière si forte va vraiment compliquer la situation globale de la récolte", indique à Reuters le directeur d'une société d'exportation de cacao basée à Abidjan.

Vers un déficit en 2015-16

Après une récolte record de 1,794 million de tonnes en 2014-2015, la Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de cacao, accuserait un déficit de 183 000 tonnes au terme de la campagne 2015-16, selon le négociant suisse Ecom Agritrade. Au début de la saison, l’Organisation internationale du cacao estimait ce manque à 96 000 tonnes.

"Les livraisons ivoiriennes de cacao ont décéléré plus rapidement que ce que le marché attendait. Si nous constatons une baisse des approvisionnements dans les prochaines semaines, ce serait haussier pour le marché", a averti Carlos Mera Arzeno, analyste senior chez Rabobank. Au cours de la première semaine de décembre, 58 000 tonnes de cacao ont été enregistrées dans les ports, contre 69 000 tonnes lors de la même période en 2014.

El Niño reste plane sur les campagnes

Cet épisode de l’Harmattan n’est pas la seule menace qui plane sur la production cacaoyère. Moins récurrent, El Niño vient cette année ajouter aux inquiétudes du marché. "La production est plus faible de 2,4% (soit 100 000 tonnes) durant les années où ce phénomène climatique survient. Il s’agit d’un facteur d’inquiétudes important pour l’année qui vient", expliquait en octobre à L’Usine Nouvelle Laurent Pipitone, directeur de la division Economie et statistique de l’ICCO. L’Organisation table néanmoins sur une hausse des récoltes au Ghana, deuxième producteur mondial, frappé par une campagne 2014-15 catastrophique, pour limiter la casse. La distribution de nouveaux plants de cacao ainsi que des mesures en faveur du développement des engrais constituent des mesures encourageantes, estime-t-elle.

Franck Stassi

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