Inquiétudes pour le site Steelcase de Wisches

Selon la CGT, qui organisait un rassemblement des salariés le 8 avril, l'usine Steelcase de Wisches (Bas-Rhin) subi un "désengagement" de la part du fabricant de mobilier de bureau.

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Inquiétudes pour le site Steelcase de Wisches

Elle bénéficie actuellement d'une grosse commande pour le "Balardgone" du nouveau ministère de la Défense, à Paris, qui devrait l'occuper jusqu'en septembre. Et ensuite ? "Plan de licenciements massif" voire "fermeture d'établissement", redoute la CGT, qui organisait le 8 avril un rassemblement des salariés devant l'usine Steelcase de Wisches (Bas-Rhin).

Employant 230 salariés en CDI et 300 en comptant les intérimaires et les sous-traitants affectés sur place, ce site produit des armoires, des bureaux et des caissons de bureaux ainsi que des panneaux. Mais "on constate un désengagement, Steelcase n'a pas envie de donner à Wisches les moyens de bien fonctionner", accuse Bruno Pannekoecke, délégué syndical central CGT.

Craintes de délocalisation de la production

Selon lui, "l'usine est vieillissante, avec une moyenne d'âge de 52 ans", et la stratégie industrielle récente du numéro 1 mondial du mobilier de bureau privilégie d'autres sites du groupe ou des sous-traitants situés "en Lituanie, en Allemagne et en Espagne."

"On a appris récemment que Steelcase avait fait produire dans son usine de Madrid des produits destinés aux clients habituels de Wisches", pointe Bruno Pannekoecke.

D'autre part, la division de Steelcase à laquelle appartient l'usine de Wisches et le siège européen de Schiltigheim (Bas-Rhin) a enregistré au cours des douze derniers mois des pertes de l'ordre d'une trentaine de millions de dollars. "A chaque fois qu'on a atteint ce genre de situation financière, l'entreprise a fait des restructurations", se souvient Bruno Pannekoecke.

Enfin, la CGT constate que le site de Sarrebourg (Moselle), qui fabrique actuellement des sièges, "est en train de libérer 50 % des surfaces disponibles", ce qui lui fait craindre une concentration de la production dans cette usine au détriment de celle de Wisches.

Compte tenu de la perte de 30 millions de dollars, "on comprend les inquiétudes des uns et des autres, mais pour autant nous n'avons pas d'actualité particulière au niveau du site de Wisches, indique la direction de Steelcase. Il faut réfléchir à toutes les solutions possibles pour améliorer la situation, mais on n'a rien de concret à annoncer."

La direction précise que le marché du mobilier de bureau en Europe a subi au cours des dernières années "une érosion en volumes et en valeur, ce qui a entraîné une guerre des prix avec des niveaux de marges très faibles."

Thomas Calinon

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