Inquiétudes pour l'environnement après le naufrage du Grande America au large du Finistère

Simon Chodorge , , ,

Publié le

Images Après deux jours d'incendie, le navire de commerce italien Grande America a coulé le 12 mars au large du Finistère. Le ministre de la Transition écologique et solidaire a décrit "un risque de pollution" devant l'Assemblée nationale.

Inquiétudes pour l'environnement après le naufrage du Grande America au large du Finistère
Un incendie s'est déclaré le 10 mars sur le navire italien Grande America.
© LoïcBernardin / Marine Nationale / Armées

Mardi 12 mars, le navire de commerce italien Grande America a coulé en milieu d’après-midi au large du Finistère, à environ 300 kilomètres des côtes françaises par 4600 mètres de fond. Un incendie s’était déclaré sur le bateau dimanche 10 mars en soirée. Les 27 membres de l’équipage ont pu être évacués. Le Grande America transportait des véhicules et des conteneurs dont la nature exacte doit encore être déterminée.

"Il est, selon toute logique, bourré de voitures et autres véhicules roulants de seconde main, de remorques et d’engins de travaux publics, de déchets 'à recycler', de remorques pleines de pneus, de quelques conteneurs transportant des matières dangereuses destinées aux grands chantiers en Afrique de l’Ouest ou aux mines", estime dans un communiqué l'association Robin des Bois engagée dans la défense de l'environnement.

(Crédit : LoïcBernardin / Marine Nationale / Armées)

“La frégate multi-missions (FREMM) Aquitaine et le BSAA (Bâtiment de Soutien et d’assistance affrété) VN Sapeur sont sur zone. Ils continuent d’assurer la sécurité de la navigation sur zone et sa surveillance”, indique dans un point de situation la préfecture maritime de l'Atlantique.

(Crédit : P.F.Watras / Marine Nationale)

"Il y a un risque de pollution"

Le 12 mars, devant l’Assemblé nationale, le ministre de la Transition écologique et solidaire n’a pas écarté des risques pour l’environnement. "Nous allons envisager les moyens de lutte anti-pollution car, comme toujours dans ces cas-là, il y a un risque de pollution. Il ne faut pas le nier, d'abord parce qu'il y a une cargaison de fioul lourd qui était le carburant de propulsion", a déclaré François de Rugy. “L’armateur [Grimaldi Group] est mis en demeure de mettre en oeuvre des moyens anti-pollution”, a-t-il ajouté.

(Crédit : Marine Nationale / Défense)

Avec une longueur de 214 mètres, le Grande America devait relier Hambourg (Allemagne) à Casablanca (Maroc) quand il a déclaré un incendie à son bord le soir du 10 mars. Le 11 et 12 mars, les navires de la Marine Nationale ont tenté de maîtriser l’incendie. Des opérations infructueuses face à des conditions météorologiques difficiles.

Les causes de l'incendie sont toujours inconnues mais Robin des Bois dénonce plusieurs déficiences constatées selon elle sur le bateau. "Le navire, construit en 1997, a été détenu en 2010 pour 35 déficiences dans le port de Tilbury au Royaume-Uni. Depuis, d’autres déficiences sont régulièrement relevées par les inspecteurs de sécurité maritime à Hambourg et à Anvers", décrit l'association.

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