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Quotidien des Usines

Inquiétude et attentisme chez PSA Sochaux et Vesoul

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Près de 12 400 personnes employées par PSA en Franche-Comté attendent avec inquiétude de connaître l’impact des réductions de postes sur les sites de Sochaux et Vesoul.

Inquiétude et attentisme chez PSA Sochaux et Vesoul
Site de production de Sochaux
© D.R. - PSA

À Sochaux (Doubs), principale usine de PSA Peugeot Citroën avec 12 050 emplois permanents, dont 3 700 en R&D et 1 600 intérimaires, l’inquiétude est perceptible chez les représentants syndicaux. 

Quel sera l’impact des 3 600 postes supprimés sur le site historique du constructeur automobile ? Pour l’instant, seules des rumeurs évoquant 700 emplois circulent.

Aussi, les représentants syndicaux ne veulent pas, avant d’en savoir plus, verser dans le catastrophisme. Pour Patrick Couche, le délégué CFTC de Sochaux, "les plus grands risques concernent la R&D, mais attendons de connaître le détail des chiffres. Et surveillons en production si la baisse des cadences des modèles 3008, 5008 et DS5, ne va pas engendrer à nouveau la suppression d’intérimaires", précise-t-il.

Même son de cloche du côté de FO. "Ne versons pas dans le catastrophisme et la psychose, car il faut déjà mettre sur la table les chiffres, la stratégie à adopter et le plan d’action à mener dans le seul objectif de sauver les emplois", argumente Jean-Michel Huguenard, le secrétaire adjoint de la section.

Mauvaise conjoncture et erreur stratégique

A Vesoul (Haute-Saône), au centre mondial des pièces détachées, où travaillent 3 300 personnes, Michel Noël attend lui aussi plus de précisions. "On parle de 10 % de baisse de la masse salariale par site avant le 1er janvier prochain, en dehors bien évidemment de Rennes et d’Aulnay, mais je ne peux pas le confirmer", indique le secrétaire du CE, par ailleurs délégué syndical CFE-CGC.

Ce flou actuel sur le projet social du constructeur, pompeusement baptisé "réorganisation de la base industrielle française et redéploiement des effectifs", irrite quelque peu Gérard Bailly, le vice-président du Pays de Montbéliard Agglomération (Doubs). "Il faudrait que la direction de PSA fasse montre d’un peu plus de transparence sur ses difficultés conjoncturelles, mais également structurelles", souligne-t-il.

L’élu argumente son propos sur ce dernier point en s’interrogeant sur l’avenir de l’accord stratégique avec General Motors (GM) et de la R&D. "Des centaines de postes dans les bureaux d’études extérieurs à la marque française ont déjà été supprimés dans le nord Franche-Comté. Cela va-t-il continuer ? Est-ce que les services internes vont maintenant être affectés ?".

Guère adepte de la langue de bois, le vice-président, - très proche de Pierre Moscovici, l’ancien président de la collectivité territoriale et actuel ministre de l’Economie et des Finances, - pointe aussi le mauvais positionnement des modèles dans le moyen haut de gamme, fabriqués à Sochaux.

"Trop de retard a été pris vis-à-vis de la concurrence, c’est pourquoi j’attends un vrai repositionnement des deux marques pour reconquérir des parts de marchés", affirme Gérard Bailly.

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