Quotidien des Usines

Inquiétude des salariés chez Comurhex

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Le mouvement social dans la filiale d’Areva NC reprendra lundi 8 octobre sur le site de Malvési, dans l’Aude.

Inquiétude des salariés chez Comurhex
Site Comurhex Malvési
© AREVA Comurhex

La grève qui touche depuis mercredi 3 octobre le site de conversion de l’uranium du groupe Areva sera suspendue ce week-end et devrait reprendre lundi 8 octobre. Les syndicats s’inquiètent du volet social de l’intégration par Areva NC de sa filiale Comurhex, prévue en janvier 2013. Parallèlement, il y a "Comurhex II", un projet de 240 millions d’euros à Malvési (Aude) destiné à augmenter la capacité de traitement de 15 000 à 21 000 tonnes. Il arrive bientôt à sa phase d’essais.

Les syndicats CGT et FO du site Comurhex (business group ou BG Amont d’Areva) de Malvési, près de Narbonne, ont été rejoints par la Cfdt dans le conflit qui les oppose depuis mercredi à la direction. Les revendications portent sur le volet social de la fusion de Comurhex avec sa maison-mère Areva NC. "Le mouvement sera suspendu ce week-end et reprendra lundi, explique Fabrice Perea, le délégué syndical CGT. Nous faisons grève les jours de négociations et de réunions des instances et lundi doit se tenir un comité central d’établissement sur la fusion. Nous ne sommes pas contre la fusion, mais nous demandons quelles seront ses conséquences sur l’emploi, les statuts et les salaires. Et nous n’avons pas de réponse. Les négociations se passent mal. La direction nous accuse de délit d’entrave pour la non-tenue ce vendredi d’une réunion du CHSCT".

La direction du site, via une porte-parole, explique que "la direction veut séparer la consultation des instances représentatives du personnel dans le cadre de la fusion et les négociations sur l’adaptation des accords d’entreprise. Les syndicats ont d’ailleurs signé en septembre un accord de méthode et de calendrier sur la fusion. Nous sommes à mi-chemin. La direction souhaite reprendre les négociations...".

Le mouvement de grève, suivi par la moitié des 300 salariés selon les syndicats, a grandement ralenti la production. Le site tourne en principe 24h/24, jour et nuit.

"Comurhex II"

Créé en 1959, le site de Malvési est le premier site industriel du Narbonnais. Ses 307 salariés assurent la première étape de conversion des concentrés uranifères provenant des sites miniers en tétrafluorure d'uranium (UF4). La matière part ensuite pour Pierrelatte dans la Drôme afin d’être enrichie et transformée en hexafluorure d’uranium (UF6).

Selon la direction, Comurhex Malvési fait aussi travailler "plus d’une centaine de personnes" chez les sous-traitants. De plus, les sites de Malvési et de Pierrelatte (Drôme) font l’objet d’un plan d’investissement de 610 millions d’euros engagé depuis 2008 par Areva et appelé "Comurhex II".

À Narbonne, où sont investis 240 millions d’euros, le gros œuvre est terminé. L’aménagement est en cours et la phase d’essais approche, confirme la direction. Le chantier a employé jusqu’à 250 personnes en même temps en 2011. Comurhex II portera la capacité de traitement du site de Malvési à 15 000 tonnes par an, dans un premier temps. Un peu moins de 11 000 tonnes ont été traitées l’an dernier (l’entreprise a arrêté la production huit semaines fin 2011). "Selon l’état du marché", une extension à 21 000 tonnes est ensuite prévue et le préfet de l’Aude a pris début août l’arrêté faisant passer l’autorisation d’exploitation du site de Malvési de 14 000 à 21 000 tonnes.

A voir : Comurhex II par Areva

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