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[Innovation] Y a-t-il un pilote dans le navire ?

Olivier Cognasse , , ,

Publié le

Pékin aurait pris une longueur d’avance dans le développement du navire autonome avec la construction d’un site d’essai. Mais la course au bateau sans pilote est déjà lancée.

[Innovation] Y a-t-il un pilote dans le navire ? © Rolls Royce

Si l’on en croit le Quotidien des sciences et des technologies de Chine, un média officiel, Pékin aurait pris une longueur d’avance dans la course au navire autonome. Elle aurait lancé la construction d’un site d’essai à Zhuhai en mer de Chine méridionale pour des navires autonomes. Selon ce journal d’Etat, il devient même le plus grand site mondial pour tester les bateaux autonomes. Les objectifs de Pékin sont civils mais aussi militaires. Si la Chine prévoit de mettre à l’eau un navire autonome avant la fin de l’année, le principe du bateau sans conducteur intéresse de nombreux constructeurs et compagnies maritimes depuis des années.

Un premier porte-conteneur autonome de petite taille

A commencer par Yara Birkeland, annoncé au printemps 2017 comme le premier navire autonome transportant des conteneurs, à propulsion électrique et zéro émission. Autonome et 100% électrique, ce navire devrait pouvoir transporter une centaine de ces boites sur plus de 65 milles marins (environ 120 kilomètres) à une vitesse de 8 à 30 milles. Ce porte-conteneur qui devrait être opérationnel en 2019 est né en Norvège grâce à deux entreprises : le fabricant d'engrais Yara International et le groupe industriel Kongsberg.

Ce navire permettra de livrer les produits de l'usine de production Yara basée à Porsgrunn vers Brevik et Larvik en Norvège. Il permettra d’économiser 40 000 voyages par an effectués en camions, soit l’équivalent de près de 700 tonnes de CO2. Dans un premier temps, il voguera avec du personnel à bord. A partir de 2020, il sera totalement autonome, notamment grâce aux technologies développées par Kongsberg : capteurs, systèmes de contrôle et de communication, en plus des systèmes électriques de commande, de batterie et de commande de propulsion.

Nouveau design et surcoût nul

Si le porte-conteneur transportant 20 000 conteneurs sur les mers n’est pas pour demain, certains constructeurs comme Rolls-Royce, spécialisé dans la motorisation, travaillent dans cette direction. L’Anglais a même annoncé en septembre dernier un bateau de patrouille autonome long de 60 mètres et pouvant embarquer 700 tonnes avec une autonomie de 100 jours. Le tout avec un rayon d’action qui couvre 3500 milles nautiques (6 482 km). Le bateau est également équipé de panneaux solaires qui prennent le relais, pour fournir de l’énergie, en phase stationnaire. Les premières flottes commerciales pourraient être lancées dès 2020.

Et ces navires autonomes ou pilotés à distance vont changer le design des navires. Le responsable innovation de l'activité marine de Rolls Royce, Oskar Levander, avait annoncé lors d’une conférence de presse le 18 octobre dernier que ces navires autonomes permettraient  de faire "baisser les coûts de 20%." Grâce à la réduction des équipages à bord, mais aussi grâce à un changement de design. "Le navire, délesté des équipements destinés aux humains, sera plus léger. Sans pont fonctionnel, son aérodynamique pourra être améliorée, sa vitesse gérée plus efficacement grâce à la "ship intelligence."

Un navire qui ne coûtera pas plus cher. Les investissements en capteurs, caméras et outils de transmission estimés à 4 millions de dollars seront compensés par un gain de 5 millions de dollars sur la réduction des effectifs et les économies de carburant. De quoi séduire les armateurs et exploitants de flottes pour améliorer le service et la sécurité de leur navire tout en réduisant les frais. Bourbon, le groupe français spécialisé dans les services maritimes à l’offshore pétrolier, travaille également sur le navire autonome, mais la première étape concerne la digitalisation de sa flotte, qui permettra déjà d’automatiser certaines fonctions.

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1 commentaire

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14/02/2018 - 16h01 -

Pour entrer dans un port ou naviguer dans une zone dangereuse, un pilote est obligatoire, comment s'y prendra-t-il avec ces robots flottants?
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