INFORMATIQUESOFT MOUNTAIN " COLLE " LES OBJETS INFORMATIQUESSoft Mountain, créée en février dernier, souhaite que l'utilisateur le plus néophythe puisse assembler des objets informatiques pour développer ses applications. La " colle " a été concoctée avec les chercheurs de l'Inria.

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SOFT MOUNTAIN " COLLE " LES OBJETS INFORMATIQUES

Soft Mountain, créée en février dernier, souhaite que l'utilisateur le plus néophythe puisse assembler des objets informatiques pour développer ses applications. La " colle " a été concoctée avec les chercheurs de l'Inria.

L'" objet " n'est plus une curiosité informatique. Garante d'une réduction du temps de développement des logiciels, la programmation informatique à l'aide de ces briques informatiques se diffuse rapidement. Encore faut-il pouvoir les assembler facilement. A cette fin, la société Soft Mountain, créée en février dernier, développe des objets " préencollés " et des outils d'assemblage. Guillaume Doumenc, 33 ans, le créateur de cette PMI, se définit d'abord comme mathématicien - et non informaticien. Ingénieur de l'Ecole des mines de Paris, il a préparé sa thèse à l'Inria (Institut national de recherche en informatique et automatique). Ses recherches ont porté sur la preuve informatique. Le recours aux mathématiques formelles et à la preuve de programmes permettrait de garantir la fiabilité du logiciel. Toutefois, ces recherches ne sont pas encore arrivées à maturité. Guillaume Doumenc l'a bien compris en se frottant aux réalités industrielles en tant que consultant chez IBM ou Lafarge. Chez ce dernier, il a ainsi redéveloppé l'interface de contrôle-commande des différentes usines du groupe. Là, son projet prend forme : il s'intéressera désormais à l'interaction des objets informatiques entre eux, ce qu'il appelle la technologie réactive. La rencontre avec André May, 36 ans, fait le reste. Le duo fonde Soft Mountain en février dernier à Ecully, près de Lyon, et bénéficie du parrainage de l'Inria, avec lequel Guillaume Doumenc garde un lien privilégié. La société, qui compte huit personnes, devrait réaliser cette année un chiffre d'affaires de 6 millions de francs. Objectifs : doubler les effectifs l'an prochain et atteindre 20 millions de francs de chiffre d'affaires. Aujourd'hui, le capital de 1 million de francs est réparti entre les deux fondateurs, mais un premier tour de table devrait être bouclé cet été. Soft Mountain souhaite en effet s'implanter dès l'an prochain aux Etats-Unis. Laurence GIRARD



La technologie " réactive "

Pour expliquer sa technologie, Guillaume Doumenc s'appuie sur l'analogie avec le téléphone mobile. Le fil - lien fixe - a disparu. De même, Soft Mountain s'emploie à libérer les objets, à faciliter leur manipulation en les assemblant par une colle qu'il qualifie de " Post-it ". L'objet, à l'écoute, réagit en fonction des événements. Pour utiliser ce modèle d'objets réactifs, Soft Mountain a conçu deux outils. Le premier, Moore, est une méthode de spécification qui décrit les interactions entre les objets et leur comportement. Le second est une extension du langage C++. Les clients ? Les entreprises qui souhaitent développer leurs propres applications, les éditeurs de logiciels, ou encore les concepteurs d'objets.

USINE NOUVELLE N°2553

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