INFORMATIQUEL'intégration peut se faire en douceurDes industriels conçoivent de nouvelles architectures informatiques sans changer de matériels ni créer d'interfaces.

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L'intégration peut se faire en douceur

Des industriels conçoivent de nouvelles architectures informatiques sans changer de matériels ni créer d'interfaces.



Le passage d'une architecture centralisée sur grand système à une architecture répartie, dite client/serveur, demeure une opération relativement lourde. Les attraits d'une communication facilitée entre les différentes applications informatiques de l'entreprise sont souvent ternis par les coûts d'un downsizing qui implique la mise au rebut des anciens ordinateurs centraux.

Petite SSII marseillaise, Apilink Technologies est à l'origine d'une solution assurant la cohabitation de toutes applications logicielles, qu'il s'agisse de spécifique sur systèmes propriétaires, de progiciels sous Unix, d'applications développées par leurs utilisateurs sur des micro-ordinateurs, ainsi que de systèmes de gestion de bases de données relationnelles.Nous pouvons faire communiquer entre elles toutes les machines propriétaires, affirme Jéronimo Munoz, directeur général d'Apilink.

La solution à ce casse-tête tient dans un logiciel spécifique qui s'implante sur une station Unix et joue le rôle de chef d'orchestre entre plusieurs ordinateurs. Ses six modules donnent à la fois la possibilité de configurer les communications, d'interfacer l'existant comme les nouvelles applications et de gérer la circulation de l'information tout en sécurisant les flux de données.

L'implantation de cette solution est d'autant plus facilitée que les lourdes contraintes des migrations de données sont contournées, et l'intégrité des informations assurée.

Une quarantaine d'entreprises, d'administrations et d'institutions ont déjà choisi de tirer parti de ce nouveau mode d'intégration.Ainsi, au Giat (armements terrestres), un serveur Unix assure l'interface entre les postes clients et deux systèmes propriétaires Bull GCOS7 et IBM 3090, réputés difficilement compatibles, si ce n'est au prix d'interfaces spécifiques.

Un autre utilisateur, les laboratoires pharmaceutiques Laphal, a créé une liaison entre sa gestion commerciale et sa gestion de production assistée par ordinateur. Une intégration dont le résultat est de tenir à jour, en temps réel, à la fois les stocks et la comptabilité.

Une économie significative

Modifier son architecture sans toucher aux matériels permet une économie significative par rapport à une démarche plus classique. Le centre hospitalier universitaire de Lausanne, qui vient de refondre son organisation informatique, a ainsi divisé par quarante les temps de développement par rapport à une proposition conventionnelle.



UN CRENEAU PORTEUR

Créée en 1989, Apilink Technologies occupe aujourd'hui une quinzaine de personnes. Après avoir connu une croissance de 35% en 1993 pour un chiffre d'affaires de 7 millions de francs, les responsables de l'entreprise prévoient de réaliser 21millions en 1994. Leur carnet de commandes est déjà plein à hauteur de 20millions. La société, qui ne diffusait jusqu'ici son logiciel Apilink que par le biais des grands constructeurs informatiques (Bull, Control Data, Digital, Hewlett Packard et NCR), se lance dans la vente directe et pense avancer son implantation aux Etats-Unis, initialement prévue pour la fin de l'année.

USINE NOUVELLE - N°2448 -

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