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INFORMATIQUEDE NOUVEAUX PRETENDANTS POUR LA SAUVEGARDE DES DONNEESLa généralisation de la sauvegarde dans l'univers de l'informatique distribuée attire les convoitises. L'offre se démultiplie, et remet en cause le standard d'IBM établi pour les ordinateurs centraux.

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INFORMATIQUE

DE NOUVEAUX PRETENDANTS POUR LA SAUVEGARDE DES DONNEES

La généralisation de la sauvegarde dans l'univers de l'informatique distribuée attire les convoitises. L'offre se démultiplie, et remet en cause le standard d'IBM établi pour les ordinateurs centraux.



Le marché de la sauvegarde des données informatiques est en pleine recomposition. L'enregistrement sur bande magnétique des données vitales de l'entreprise, à des fins de sécurité, est longtemps resté l'apanage des " grands systèmes " (les ordinateurs centraux). Cette pratique s'étend maintenant aux réseaux de micro-ordinateurs et de serveurs Unix, qui constituent désormais les briques de l'informatique d'entreprise.

Si, selon IDC, les ventes mondiales de lecteurs de cartouches magnétiques de sauvegarde ont représenté 2,27 milliards de dollars en 1995, en augmentation de 18 %, cette progression globale ne rend pas compte de l'évolution en cours. " De nombreuses applications réservées aux grands systèmes ont été transférées vers des serveurs Unix, créant du même coup un déplacement du marché ", remarque Patrice Arzillier, P-DG de Datalogie, un intégrateur français de solutions de sauvegarde. La sauvegarde sur les grands systèmes reposait sur un standard de fait : les cartouches magnétiques 3480 et 3490 (au format 1/2 pouce), une technologie d'origine IBM. Sur le terrain des réseaux, le jeu est nettement plus ouvert. Et les nouveaux acteurs se multiplient. Le dernier en date est Philips. Sa filiale LMS s'apprête à lancer un nouveau système de sauve- garde sur bande, baptisé NCTP. Son objectif affiché : prendre sa part du gâteau Unix. Un gâteau déjà bien entamé par des sociétés comme Exabyte, Storagetek, IBM, Hewlett-Packard, Quantum... Ce marché était couvert, jusqu'ici, par les bandes 8 millimètres d'Exabyte, et par la technologie DAT (vendue notamment par Hewlett-Packard et Seagate). Mais ces supports se sont quelque peu laissés dépasser par les événements. Et, au moment où l'inflation des données dans les réseaux battait son plein, c'est un nouveau venu, le DLT, de Quantum, qui a raflé la mise. " Le DLT a profité du "créneau" laissé par le 8 millimètres et le DAT, qui ont tardé à sortir des produits de plus grandes capacités ", explique Bruno de Grave, responsable des ventes DLT chez Quantum. Une autre technologie présente sur le marché, le QIC (quart de pouce), est plutôt axée sur la sauvegarde personnelle. Rachetée à Digital, en 1994, par le fabricant de disques durs Quantum, la technologie DLT (des cartouches de 15, 20 et maintenant 35 gigaoctets) a fait un tabac sur le marché Unix (ses ventes ont progressé de 125 % en 1995 !). Elle vient tout juste d'être remise en concurrence avec le nouveau 8 millimètres, le produit Mammoth d'Exabyte (20 gigaoctets). Quant au DAT, qui trouve sa place dans les petits réseaux, il n'est plus tout à fait sur le même créneau. Hewlett-Packard, promoteur du DAT (50 % de part de marché en 1995), a d'ailleurs adopté le DLT de Quantum afin d'avoir à son catalogue une offre de sauvegarde digne de ses puissants serveurs Unix ou PC. Cette réussite a fait des émules. Le plus significatif est sans doute IBM, dont la nouvelle technologie de sauvegarde, Magstar (10 gigaoctets par cartouche), est disponible pour ses stations Unix (et les moyens systèmes AS/400), mais pas encore sur ses grands systèmes. Un autre acteur de poids, Storagetek, spécialiste des librairies automatisées de cartouches (il détient 80 % du marché), compte bien, lui aussi, placer sa technologie Redwood (10, 25 ou 50 gigaoctets par cartouche). Quant à Philips, avec son NCTP (20 gigaoctets par cartouche), il jouera à la fois l'adaptation aux besoins du marché Unix et la compatibilité avec les anciennes cartouches 3480 et 3490.



L'ère des téraoctets

La nouvelle génération de systèmes de sauvegarde fait exploser les capacités. IBM, dont les cartouches 3490 plafonnaient à 800 mégaoctets, a lancé Magstar, qui stocke douze fois plus de données (10 gigaoctets). Le Redwood de Storagetek propose 50 gigaoctets par cartouche. Toutes les nouvelles solutions qui arrivent sur le marché comptent en dizaines de gigaoctets. Les débits de transfert sur ces bandes, point clé de l'efficacité d'un système de sauvegarde, sont à la hauteur : 5 mégaoctets par seconde sur le DLT 7000 de Quantum ; 10 mégaoctets par seconde pour le NCTP de Philips... Des librairies automatisées, qui peuvent contenir des centaines de cartouches, manipulées par un robot, atteignent des capacités qui se mesurent en milliers de gigaoctets (téraoctets).



USINE NOUVELLE N°2557

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