InformatiqueBEA ET HEWLETT-PACKARD S'ALLIENT POUR CONTRER IBMLe marché des serveurs d'applications évolue inexorablement vers le haut de gamme au profit d'IBM. Pour le contrer, BEA étoffe son offre et s'allie avec HP.

,

Publié le

Informatique

BEA ET HEWLETT-PACKARD S'ALLIENT POUR CONTRER IBM

Le marché des serveurs d'applications évolue inexorablement vers le haut de gamme au profit d'IBM. Pour le contrer, BEA étoffe son offre et s'allie avec HP.



" Notre seul concurrent, c'est IBM ! " Alfred Chuang, le P-DG de BEA, ne pouvait être plus clair lors de sa conférence eWorld le 25 juin au Palais des congrès, à Paris. Leader historique sur le marché des serveurs d'applications, l'éditeur américain, lutte aujourd'hui férocement pour conserver sa suprématie. La concurrence est rude, car les serveurs d'applications, ces logiciels qui s'installent entre les systèmes d'exploitation et les applications Internet de l'entreprise, sont stratégiques pour les industriels de l'informatique. Non content de peser à lui seul 2 milliards de dollars, ce marché sert de point d'entrée à d'autres secteurs comme les services Web.

IBM a réussi son offensive commerciale

Pour résister sur son coeur de métier, BEA s'allie avec HP : les deux sociétés se considèrent désormais comme des " partenaires stratégiques préférés ". Concrètement, HP va revendre les produits de BEA. Et l'un et l'autre vont optimiser le fonctionnement des produits BEA sur les serveurs HP. Pour HP, l'accord traduit d'abord un échec. Depuis la fin 2000, le constructeur développait son propre serveur d'applications issu du rachat de la société Bluestone. Faute de résultat, cette coûteuse division est désormais à vendre. Pour BEA, l'alliance tombe à pic pour contrer IBM. Avec 34 % de part de marché, contre 31 % pour Big Blue, l'éditeur demeure aujourd'hui numéro 1 mondial du domaine mais IBM gagne du terrain. En 2000, 10 points de part de marché les séparaient ! Pour les analystes, le retour d'IBM s'explique par une offensive commerciale réussie s'appuyant sur des offres couplant la vente de serveurs d'applications à celle de serveurs matériels et de services. Mais BEA souffre aussi de la banalisation des serveurs d'applications et d'une évolution du marché vers le haut de gamme. Les éditeurs qui se partagent les miettes derrière BEA et IBM cassent chaque jour un peu plus les prix pour revenir dans la course. Troisième sur le marché, Sun a par exemple décidé la semaine dernière d'offrir gratuitement la version de base de son serveur d'applications Sun One avec son système d'exploitation Solaris. Ce type d'initiative oblige donc BEA et IBM à proposer des produits toujours plus complets qui incluent des logiciels fonctionnant au-dessus du serveur d'applications. Il s'agit des serveurs d'intégration qui permettent de faire interagir des applications hétérogènes et des outils de création de portails pour les entreprises qui veulent créer des sites centraux pour leurs employés et leurs clients. Ces architectures plus globales intéressent essentiellement les grands comptes. Sur ce terrain, IBM est solidement implanté. Gartne, qui recense les offres combinant serveur d'applications, portail et serveur d'intégration estime que Big Blue est en tête avec 33 % devant BEA à 24 %.

BEA contre-attaque avec une offre plus globale

Conscient du phénomène, BEA a décidé de commercialiser lui aussi une offre plus globale. En même temps qu'il lance WebLogic 7, la nouvelle version de son serveur d'applications, BEA propose WebLogic Plaform 7 qui inclut un serveur de portail, un serveur d'intégration et un outil de développement. C'est ici que l'accord signé avec HP prend tout son sens. BEA va pouvoir profiter des puissants canaux de vente de HP, qui est lui aussi bien implanté chez les grands comptes pour revenir sur IBM. Il lui faudra toutefois compter sur Microsoft. Pour l'instant absent des classements, l'éditeur propose lui aussi une offre globale, qui associe serveurs d'applications et d'intégration, outil de création de portail et services Web. Une certaine architecture .Net qui n'entend évidemment pas rester à l'écart de la bataille.







Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte