Inflation : tendance apaisée en France à 3% en septembre

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L'inflation n'est plus ce qu'elle était. Elle poursuit sa lente décrue en septembre, se repliant légèrement de -0,1% après -0,2% en août, selon les données publiées par l'Insee, ce mardi. Sur l'année, la hausse des prix à la consommation ressort à 3%, après 3,2% en août, loin des sommets atteints en juin et juillet dernier (3,6%). L'IPCH (indicateur harmonisé au niveau européen) est lui stable à +3,3 % sur un an. Ce qui fait dire à l'économiste Alexander Law, du cabinet Xerfi, que "l'inflation n'est plus une menace pour l'économie", anticipant une poursuite de la baisse dans les prochains mois. A l'instar de la ministre de l'Economie, Christine Lagarde qui prévoit que l'inflation reste en dessous de la barre des 3% jusqu'à la fin de l'année.

Baisse visible des prix de l'énergie...

Tout comme au mois dernier, ce léger repli de septembre "reflète une compensation de hausses et de baisses", explique l'Institut national de la statistique. Avec d'un côté la fin des soldes et des promotions entraînant une hausse des prix de l'habillement-chaussures (+4,9%) et des autres produits manufacturés (+0,3%). A laquelle il faut ajouter la hausse saisonnière des prix dans les produits frais (+1,4%) ainsi que le renchérissement des prix pour le tabac (+0,3%) et les loyers, l'eau et les services d'enlèvement des ordures ménagères (+0,2%). De l'autre, on trouve la baisse des prix pour les services de santé (-1%) , de l'énergie (-0,4%) et de l'alimentation hors produits frais (-0,1%). C'est d'ailleurs la baisse des prix de l'énergie qui apaise l'inflation avec -3,4% entre juillet et septembre et -6,7% pour les seuls produits pétroliers en trois mois. Par ailleurs, conséquence de la fin de la période estivale, les prix des autres services et des services de transports et communications (-1,4%) diminuent.

Inflation sous-jacente maîtrisée...

En outre, autre bonne nouvelle de ces chiffres, l'inflation sous-jacente (hors éléments volatils et prix administrés) n'augmente que de 0,1% pour atteindre 2,1%. Soit une "inflation maîtrisée" pour Alexander Law, qui voit s'éloigner les risques de "second tour" en France, à savoir une contagion de l'inflation depuis les matières premières vers les salaires.

...mais pas d'impact sur la consommation à prévoir

Néanmoins, cette décrue de l'indice des prix risque, selon les économistes, de ne pas avoir un grand impact sur le pouvoir d'achat des ménages. Car ces derniers vont être frappés de plein fouet par la remontée du chômage d'ici à la fin de l'année (7,2%, selon les prévisions de l'Insee) avec une hausse des faillites d'entreprises, conséquences du ralentissement économique actuel. La Banque de France a d'ailleurs confirmé ce mardi la nette dégradation de la conjoncture. Elle a revu à la baisse sa prévision de croissance pour le troisième trimestre, avec un recul attendu de 0,1% du PIB, après une baisse de 0,3% au deuxième trimestre, qui placerait la France en récession technique.

Carmela Riposa

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