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L'Usine Auto

[Industry Story] Un doigt dans l'engrenage - Les chevrons de la gloire pour Citroën

Guillaume Dessaix , , ,

Publié le , mis à jour le 09/04/2019 À 10H17

[Industry Story] Un doigt dans l'engrenage - Les chevrons de la gloire pour Citroën
Les chevrons de la gloire.

Printemps 1900, le jeune André s’échappe quelques jours en Pologne pour retrouver sa famille maternelle. Il s’apprête à découvrir une invention qui fera sa renommée et deviendra un emblème tricolore.

C’est au lycée Condorcet, dans le IXe arrondissement de Paris, qu’André Citroen, devenu Citroën au moment de son inscription pour une meilleure prononciation de son patronyme, se découvre une passion pour les sciences et les techniques. La construction de la tour Eiffel, les romans de Jules Verne et sa rencontre avec son camarade de classe et futur concurrent Louis Renault, l’inspirent grandement. Élève à Polytechnique, il profite des vacances de Pâques pour se rendre à Varsovie. Son beau-frère lui fait visiter l’une de ses minoteries et lui dévoile une invention d’un client. Un engrenage à denture inclinée et symétrique. Idéal pour séparer les enveloppes du grain de blé et obtenir une farine plus fine. André comprend aisément les avantages de ces chevrons. La structure hélicoïdale offre un contact des dents plus long, un frottement réduit et un silence plus appuyé que les machines habituelles aux engrenages à taille droite. Une occasion en or pour se lancer comme industriel. André s’empresse de racheter la licence du procédé de fabrication et contacte des constructeurs de machines-outils américains. Leur savoir-faire et la précision de leurs instruments sont sans équivalent. Pour viser un rendement supérieur, le jeune entrepreneur exige une fabrication en acier.

Après sa dernière année d’étude à Polytechnique, l’ingénieur devient industriel. La mort de son père, qui s’est défenestré alors qu’il n’avait que six ans, n’a pas totalement amputé la fortune familiale. Citroën investit alors une partie de son héritage dans la société d’engrenages Citroën, Hinstin et Cie, qu’il fonde avec ses amis du lycée, Hinstin et Boas. Les chevrons, dits aussi galons de caporal, sont un succès. S’enchaînent, dans une parfaite mécanique, les usines Mors, le quai de Grenelle, l’armement, le quai de Javel, la première auto... Et le logo de la marque automobile. Un ovale à deux chevrons.

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