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[Industry story] Trop Ford ! - Henry Ford a-t-il dit toute la vérité ?

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[Industry story] Trop Ford ! - Henry Ford a-t-il dit toute la vérité ?
Henry Ford dit-il toute la vérité à ces jeunes apprentis ?

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"Le premier bien que je possédai fut une manière d’atelier, où des bouts de ferraille me servaient d’outils. Le moindre débris de machine était pour moi un trésor."

" My life and work" sort en 1922 aux États-Unis. Une nouvelle bible. Celle d’un bricoleur ingénieux qui a révolutionné la production et bâti les fondements de l’american way of life. Henry Ford y raconte sa jeunesse, son sens des affaires et sa vision de l’organisation et de la production. À une époque où, selon lui, "l’industrie automobile ne reposait pas sur une base d’honnêteté. On ne fabriquait pas un article avec la préoccupation de l’utilité qu’il présentait […] mais seulement avec celle du bénéfice qu’on pouvait en tirer."

Les voitures naissantes sont un produit haut de gamme, réservé à une clientèle aisée. Lui prend le contre-pied de ses concurrents et produit la Ford T en masse. Voiture robuste, fiable, peu onéreuse, accessible à l’Américain moyen. Le point de départ, c’est cette enfance passée à bricoler du soir au matin.

Dans les premières pages de ses mémoires, Ford explique que ses poches d’enfant étaient toujours pleines de ferraille et de montres à réparer. Et se vante de ses prouesses de petit horloger. Dans de nombreux entretiens, il rappelle sans cesse les tocantes des voisins empruntées en catimini et réparées la nuit dans son atelier où il passait le plus clair de son temps. Autocélébration d’un petit génie de la mécanique, jamais mieux servi que par lui-même. Surtout lorsque, devenue adulte, sa sœur Margaret répète à l’envi qu’elle n’a jamais eu connaissance d’escapades nocturnes et surtout que Henry n’a jamais possédé d’atelier étant enfant. Une affabulation totale. Du storytelling avant l’heure, une imagination fertile pour forger sa légende.

Dans "Voyage au bout de la nuit", Céline raconte la visite médicale d’embauche dans une usine Ford : "Vous n’êtes pas venu ici pour penser, mais pour faire les gestes qu’on vous commandera d’exécuter. Nous n’avons pas besoin d’imaginatifs. […] C’est de chimpanzés dont nous avons besoin." L’imagination a donc ses limites.

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