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[Industry Story] Mauvais augure - Le naufrage du Titanic avant l'heure

Publié le

La mer l’attend. Les consignes sont claires, rien ne doit arrêter le plus grand paquebot du monde ! Pourtant, un iceberg déchire l’insubmersible à tribord, arrache les machines de leur socle. Les compartiments étanches deviennent inutiles, les canots, trop solidement cordés, ne peuvent être mis à l’eau à temps. Le "Titan" chavire et coule.

L’ouvrage de Morgan Robertson, "Futility or the wreck of the Titan", passe relativement inaperçu à sa sortie en 1898. Il ne doit sa gloire qu’au naufrage du "Titanic", quatorze ans plus tard. Et aux multiples résonances entre l’œuvre et la réalité : longueur, tonnage, vitesse, nombre d’hélices et de passagers, principe d’étanchéité des cloisons, une nuit d’avril, l’Atlantique, l’iceberg, le manque de chaloupes, les pertes humaines… Les similitudes sont troublantes. Robertson révèle qu’il rédige dans un état médiumnique, guidé par une voix. Un texte prémonitoire. Une prophétie ! C’est oublier un peu vite la vie de marin dix ans durant de ce fils de capitaine de navire. Ses connaissances lui offrent une base confortable de travail. Mais pas autant que la documentation précise sur laquelle il s’appuie. Des données sur la dérivation des glaces, les techniques de conception existantes et les ambitions des ingénieurs. La construction du "Titanic" n’est pas engagée, ni même imaginée. Il deviendra la réalisation matérielle de l’imagination de Robertson. Quant au nombre restreint de canots de sauvetage, il s’agit d’une pratique courante sur les vaisseaux de l’empire britannique. C’est aussi cela que dénonce l’écrivain, révolté par l’orgueil des ingénieurs et des compagnies voulant toujours plus, au grand dam de la sécurité des passagers. À la fin de son roman, Robertson punit d’une attaque cardiaque le principal actionnaire et de banqueroute l’assureur.

Travail aiguisé de préparation, anticipation, expérience, sorcellerie, heureux hasard… Peu importe, la notoriété ésotérique de Robertson commence. Jusqu’au 24 mars 1915, où on le retrouve dans le fauteuil de sa chambre d’hôtel d’Atlantic City. Mort, face à la mer.

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