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[Industry Story] La confiance règne - Quand un ordinateur devine le prochain président des Etats-Unis

Guillaume Dessaix

Publié le

[Industry Story] La confiance règne - Quand un ordinateur devine le prochain président des Etats-Unis
Walter Cronkite et Univac connaissent déjà le nom du prochain président des États-Unis.

Les costumes sombres de la petite lucarne sont concentrés, penchés sur les premiers résultats. Le candidat démocrate Stevenson est le grand favori de cette présidentielle, Eisenhower est à la traîne. Sur CBS, Walter Cronkite présente la soirée et détient une information exclusive qu’il ne peut livrer.

Le 4 novembre 1952, le journaliste présente aux téléspectateurs "le cerveau électronique qui fait entrer cette élection dans l’âge moderne". Univac, pour Universal automatic computer, est le premier ordinateur commercial, une machine puissante avec ses 5 000 tubes à vide et une taille relativement réduite. Un gadget clinquant et moderne pour la chaîne. Une aubaine pour Remington Rand, prête à démontrer que son petit monstre est capable de prédire les résultats de la soirée.

CBS transmet à l’entreprise, installée à Philadelphie, les premiers chiffres. Les programmateurs les rentrent dans la base de données de la machine qui calcule les votes exprimés et les compare à ceux attendus et aux suffrages des élections précédentes. Ils renvoient ensuite leurs conclusions à la chaîne. Vers 21h30, Cronkite demande à connaître les premières estimations. Mais l’engin est capricieux. Le téléscripteur reste de marbre. "Une machine impolie", s’amuse le journaliste.

En réalité, Univac a déjà établi sa conclusion. Avec seulement 7 % de bulletins dépouillés, le devin à boutons clignotants le sait, à 100 contre 1, Eisenhower va remporter l’élection. On doute, tant la divination est à contre-courant des prévisions. CBS décide de ne pas divulguer ce scoop. Stevenson doit l’emporter, les commentateurs sont formels. Mais les urnes parlent. Avec plus de 34 millions de voix contre 27, et 442 grands électeurs contre 89, c’est officiel, Eisenhower a largement gagné. Univac aussi. Ce n’est qu’après minuit qu’un représentant de Remington affirme que la machine l’avait prédit. "La fois prochaine, on lui fera confiance !"

Comme l’histoire a tendance à se répéter, l’élection de 1956 voit s’affronter les mêmes candidats. Univac est à nouveau de la partie et, là encore, voit juste. Un arbitre de confiance. 

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