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[Industry Story] Faites l'amour, pas la guerre - Une bombe gay explosive

Guillaume Dessaix

Publié le

[Industry Story] Faites l'amour, pas la guerre - Une bombe gay explosive
Les amours imaginaires de l’armée américaine.

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En partenariat avec Industrie Explorer

L’escadron essuie les tirs américains depuis près d’une heure. Soudain, le capitaine observe son lieutenant avec intérêt. Il n’avait jamais saisi à quel point il le trouvait séduisant. Le subordonné lui renvoie un regard ardent. Irrésistiblement attirés, les deux soldats se rapprochent, lâchent leur pétard et s’embrassent langoureusement. Victoire !

Le début des années 1990 marque la fin de la guerre froide. Les conflits devront être propres, sans bombardements de masse ni victimes collatérales. En 1994, l’US Air Force charge l’une de ses divisions de travailler sur des armes alternatives non létales. Des outils capables de déstabiliser et d’affaiblir efficacement les troupes ennemies. Le Wright laboratory présente dans le plus grand secret un plan de R & D sur six ans et un investissement de 7,7 millions de dollars. Dans une note de quelques pages à peine, les scientifiques avancent plusieurs idées d’armes chimiques classées en trois catégories. La première propose de vaporiser les pistes empruntées par le camp adverse de produits rendant les abeilles agressives, les insectes belliqueux et les rongeurs menaçants. La deuxième promet le marquage de l’ennemi. Mauvaise haleine et odeurs corporelles nauséabondes perturberaient les rangs. Et ce durant des semaines entières, les empêchant de se mêler à la population locale et donc de disparaître dans la masse en cas de défaite. L’ennemi pourrait aussi ne pas savoir qu’il est marqué, grâce à des parfums non détectables par l’homme, avant d’être capturé par une brigade canine. Enfin, les experts suggèrent de développer une arme à base de phéromones. Fini la discipline et "la morale", explique la note. Un "exemple dégoûtant" d’un aphrodisiaque capable de "provoquer des comportements homosexuels" entre soldats. Quoi de plus terrible et dérangeant aux yeux de l’armée américaine.

L’affaire de la "bombe gay" éclate au grand jour en 2005, grâce à une ONG militant contre les armes biologiques. Gênée, l’armée jure qu’il ne s’agissait que d’une idée, d’une note de travail. Et qu’il ne fallait, surtout pas, la prendre au mot.

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