Industries de fiction: les colorés parapluies Pujol-Michonneau de Potiche

Marine Protais

Publié le

Série d'été Du 3 au 7 août, la rédaction enfile ses lunettes 3D pour visionner des dizaines et des dizaines de films, séries ou autres dessins animés, à la recherche de marques, fabriques et produits forts voisins de marques qui existent réellement. Des fausses marques de voitures aux fausses usines, quelles sont les entreprises qui ont inspiré les auteurs ? Le meilleur de l’industrie en fiction, et les notes de crédibilité attribuées par L’Usine Nouvelle. Aujourd’hui, l'usine de parapluies Pujol-Michonneau, décor du film Potiche de François Ozon.

Pour son film Potiche (adaptation de la pièce de Pierre Barillet), François Ozon a imaginé l’usine de parapluie Pujol-Michonneau. Une entreprise familiale de 300 salariés basée dans la ville toute aussi fictive de Saint-Gudule, dans le Nord.

 

Elle est dirigée par un patron despotique (Fabrice Luchini). Nous sommes en 1977, les ouvriers revendiquent leurs droits. Ils font grève et finissent par séquestrer Monsieur Pujol avec le soutien du député-maire communiste Maurice Babin (Gerard Depardieu coiffé à la Bernard Thibault pour l’occasion).

 

Madame Pujol (Catherine Deneuve) reprend les rênes de l’usine. Elle qui vivait jusque-là parmi ses appareils électroménagers s’avère être une femme de pouvoir. François Ozon dit s’être inspiré de Ségolène Royal pendant les élections de 2007 pour son personnage. Pour sa première rencontre avec les syndicalistes, elle met sa plus belle tenue: "C’est pour honorer les ouvriers. J’ai mis tous mes bijoux, parce qu’il faut bien qu’ils en profitent un peu." Monsieur Pujol a quant à lui le même mantra que Nicolas Sarkozy : "travailler plus pour gagner plus".

 

Note de crédibilité : 7/10

Les stéréotypes sont poussés (volontairement) à l’extrême : le patron incompréhensif qui trompe sa femme avec sa secrétaire, le communiste bourru et le fils à papa. Mais le film réussit à aborder avec justesse les sujets sociaux qui ont marqué les années 1970, et qui restent d’actualité : le droit des ouvriers et le féminisme au travail.

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