Economie

[Index égalité femmes/hommes] Découvrez les bons et les mauvais élèves parmi les industriels

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Publié le , mis à jour le 05/03/2020 À 17H10

[ACTUALISE] Les entreprises de 250 salariés et plus ont publié le 1er mars 2020 leur deuxième index de l'égalité professionnelle femmes-hommes. Quel score obtiennent les grandes entreprises ? Comment leur index a-t-il évolué en un an ?

[Index égalité femmes/hommes] Découvrez les bons et les mauvais élèves parmi les industriels
Les entreprises de 250 salariés et plus ont publié, le 1er mars 2020, leur deuxième index de l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes
© Pixabay

Le 1er mars 2020 a constitué une date charnière pour les entreprises de 50 à 249 salariés, celles-ci ayant dû publier leur premier index d'égalité professionnelle. Les entreprises de 250 salariés et plus, quant à elles, ont publié à cette même date leur deuxième index.

L'index d'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, prévu par la loi du 5 septembre 2018 "pour la liberté de choisir son avenir professionnel", a pour but de mesurer les écarts de rémunération et de situation entre les femmes et les hommes dans les entreprises. Il permet également de mettre en évidence les points de progression sur lesquels agir quand les disparités sont injustifiées. Au regard de la publication de leur deuxième index, plusieurs entreprises apparaissent s'être pleinement saisies de la question. Renault (retail) gagne par exemple 30 points en un an, passant du score de 51 points sur 100 à 81 points sur 100. A l'inverse, Bouygues Bâtiment reste dans le bas du tableau, en ayant deux entités en dessous du seuil requis de 75 points sur 100.

*Ces entreprises ont choisi de publier une note globale, ce qui peut cacher des disparités entre entités

** Ces entreprises ont modifié une donnée (une entité a été abandonnée ou la période prise en compte dans le calcul modifiée) par rapport au premier index que nous avions publié

Ce tableau sera actualisé lorsque de nouveaux résultats nous parviendront

Un bilan globalement positif

S'agissant des entreprises de 1 000 salariés et plus (83% d'entre elles ont publié leur index), la mise en place d'une telle mesure apparaît avoir eu des effets positifs. La note moyenne globale des grandes entreprises est passée de 83 à 87,4 points sur 100 en un an. Le ministère du Travail souligne que si en 2018 (index 2019) un tiers des entreprises différenciaient le sort des femmes à leur retour de congé maternité, neuf entreprises sur dix respectent aujourd'hui ce critère, améliorant nettement la situation de nombreuses salariées. 

"Name and shame"

Le ministère du Travail affirme que seule une entreprise sur 25 n'atteint pas le seuil de 75 points sur 100, contre une sur cinq en 2019. Dans un entretien accordé à nos confrères du Parisien, la ministre du Travail a pointé quelques mauvais élèves et précisé que 19 entreprises de 1 000 salariés et plus qui étaient en 2019 en dessous de la note de 75 points sur 100 restent, aujourd'hui encore, en dessous du seuil requis. Ces entreprises seront contactées dans les prochains jours par la direction générale du travail qui leur rappellera la loi. "Si dans deux ans elles conservent cette mauvaise note, elles s’exposent à une amende qui équivaut à 1 % de la masse salariale chaque année", a rappelé la ministre. 

L'un des objectifs visés par la mise en place de l'index est qu'il y ait plus de transparence sur l'égalité entre les femmes et les hommes dans les entreprises, permettant par là-même aux entreprises de prendre conscience de la situation. Afin de répondre à cet objectif, Muriel Pénicaud s'est engagée à diffuser, ce vendredi 6 mars, l'ensemble des notes obtenues par les 1 200 plus grandes entreprises, permettant de mettre un nom sur les mauvais élèves.

Le détail des notes obtenues par les entreprises ne sera toutefois pas diffusé, ce qui peut être regrettable dès lors que la note globale peut cacher bien des réalités. Un proche de la ministre du Travail reconnait que malgré l'index, le plafond de verre persiste pour les femmes. Dans une entreprise sur deux, le nombre de femmes présentes dans les dix plus hautes rémunérations est nul ou égal à un. 

Le calcul de la note 

L'index de l'égalité professionnelle est calculé à partir de cinq indicateurs (quatre pour les entreprises de 50 à 249 salariés) auxquels sont attribués un certain nombre de points. L'objectif est alors d'atteindre un score d'au moins 75 points sur 100. L'indicateur le plus important en terme de points (40 points) prend en compte les écarts de rémunération, à poste et âge comparables. Deux autres indicateurs mesurent l'écart des taux d'augmentation individuelle (20 points) et l'écart de répartition des promotions (15 points). Un quatrième s'intéresse aux salariées augmentées à leur retour de congé maternité (15 points). Enfin, le dernier indicateur attribue au maximum 10 points, en fonction de la parité dans les dix plus hautes rémunérations.

Une fois leur note globale calculée, les entreprises doivent la publier sur leur site internet et la communiquer, avec le détail des différents indicateurs, à leur comité social économique ainsi qu'à l'inspection du travail. Si l'entreprise obtient moins de 75 points sur 100, elle doit mettre en oeuvre des mesures de correction pour atteindre le nombre de points requis dans un délai de trois ans. Si elles ne procèdent pas à ces mesures de correction ou si elles ne publient pas leur index, elles s'exposent à une pénalité financière pouvant représenter jusqu'à 1% de leur masse salariale annuelle. 

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