INDÉTRÔNABLES TABLES TRAÇANTESLes tables xy restent incontournables dans leur domaine de prédilection: la mesure des grandeurs physiques.

Partager

INDÉTRÔNABLES TABLES TRAÇANTES

Les tables xy restent incontournables dans leur domaine de prédilection: la mesure des grandeurs physiques.



Les tables traçantes XY ont pâti de la généralisation du traitement numérique du signal sur micro-ordinateur. Mais elles conservent leur attrait dès lors qu'il s'agit de visualiser des grandeurs physiques dont les variations s'effectuent en des temps qui se mesurent en secondes. Elles fonctionnent toujours à partir de tensions, de valeurs analogiques. Classiquement, l'entrée X reçoit un signal évoluant avec le temps, et l'entrée Y un signal qui est fonction de celui présent en X. Certains modèles possèdent deux entrées Y et permettent donc de suivre l'évolution de deux signaux en parallèle. Si toutes les tables fonctionnent à partir de signaux analogiques, elles peuvent les utiliser de deux façons différentes. Soit directement, soit après les avoir numérisés. Les tables fonctionnant de manière totalement analogique utilisent des amplificateurs à faible bruit et des potentiomètres d'asservissement. Mais un nombre toujours croissant de produits fonctionnent en numérique. Les potentiomètres d'asservissement disparaissent ainsi au profit d'encodeurs optoélectroniques inusables, extrêmement linéaires et à la précision invariable. Le fait de travailler sur des données numériques ouvre tout un champ de possibilités aux tables traçantes. Ces dernières sont capables d'écrire sur la feuille de papier les réglages de la table ou encore de courts textes de commentaires. Surtout, le monde de la micro-informatique, d'ancien concurrent devient un partenaire grâce aux interfaces RS232C ou IEEE 488, dont toutes les tables de ce type sont dotées. Elles s'intègrent ainsi directement dans les chaînes de mesure gérées par ordinateur. Changement de plume, réglage des gammes d'entrée, transfert des données vers un autre appareil de mesure ou vers la mémoire du micro-ordinateur..., toutes ces fonctions peuvent être commandées par le biais de l'interface. Certaines tables sont dotées de tiroirs d'entrée interchangeables qui permettent d'adapter leurs capacités au type de mesure envisagé. Mais le nec plus ultra reste les tables "intelligentes", capables de gérer sur la même entrée tout type de signal, y compris ceux émanant de thermocouples, de sondes de température, ou même capables de prendre en compte une fréquence. La base de temps interne n'est pas toujours nécessaire surtout si le modèle n'accepte pas de dérouleur-enrouleur de papier. Le temps de réponse de la table, c'est-à-dire le temps que met la plume pour traverser la feuille dans le sens des X ou des Y, mesuré à partir du moment de l'envoi de l'ordre, est significatif de ses performances, de même que sa vitesse maximale d'écriture. Plus une table réagit vite, mieux son tracé se rapprochera du tracé idéal. Le fait que la table dispose d'interfaces avec le monde micro-informatique est un "plus" certain, quoique non indispensable à toutes les utilisations. Pour preuve, les tables 100% analogiques continuent de se vendre, et leur fiabilité n'est pas remise en cause. Elles devraient cependant disparaître à terme: leurs concurrentes qui emploient la technologie numérique sont plus souples d'emploi et permettent, pour un prix équivalent, de nombreuses possibilités supplémentaires. Karim BERNOUSSI



Visualiser des impulsions

Certains fabricants ont su profiter des capacités offertes par le traitement numérique du signal pour doter leurs tables traçantes de fonctions inédites. Ainsi, un modèle Kipp&Zonen assure la recopie des informations sur un oscilloscope numérique, alors qu'une table Sefram est capable de prendre en compte des impulsions d'une durée inférieure à la milliseconde. La table n'est, bien entendu, pas capable de tracer directement un tel signal. L'opération se déroule en deux phases. Dans un premier temps, les données sont numérisées selon une haute fréquence d'échantillonnage. Une fois ce travail terminé, la courbe est tracée, et à petite vitesse. Il ne s'agit plus ici de fonctionnement en temps réel,

mais la réponse en fréquence de la table est multipliée par un facteur 1000. Ce mode de travail est particulièrement adapté à l'étude de phénomènes mécaniques incluant un choc, par exemple les tests de déformation de véhicules automobiles.



des enregisteurs haute fréquence

Le secteur des enregistreurs connaît actuellement une évolution qui pourrait, à terme, conduire à la disparition des modèles traditionnels à plume au profit des modèles employant la technologie thermique. Ces équipements fonctionnent de manière similaire à celle des télécopieurs thermiques. Pas d'équipage mobile, donc, ni moteurs... La maintenance de tels enregistreurs en est grandement facilitée. En outre, différents formats adaptés à tout type d'emploi sont disponibles, et la qualité d'impression est quasi aussi élevée que celle des modèles à aiguille. Mieux, de tels enregistreurs peuvent fonctionner à des fréquences dépassant le kilohertz. Pour l'utilisateur, l'intérêt premier de cette technologie reste son prix, notablement inférieur à celui des modèles à plume. La conservation du papier thermique est toutefois limitée à quelques années, et les tracés obtenus sont monochromes... pour l'instant, car l'arrivée de papier couleur a d'ores et déjà été annoncée.



Semaine de l'électronique et de la physique,

porte de Versailles, à Paris, du 20 au 23 novembre 1995, qui regroupe sur le même site le Salon de la physique et le Forum Mesure. Renseignements : CEP Exposium, (1) 49-68-51-00.

Insa Lyon : 19 au 21 septembre 1995, à Villeurbanne. Renseignements : Sepel Com (16) 72-22-32- 56.

Mesucora : 2 au 6 décembre 1996, à Paris. Renseignements : CEP Exposium (1) 49-68-51-00.

Interkama : 30 octobre au 4novembre 1995, à Düsseldorf. Renseignements : Promessa (16) 37-31-17-66.

USINE NOUVELLE N°2509

Partager

LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

ARTICLES LES PLUS LUS