Economie

Incertitude sur les prévisions de croissance de la France

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Selon le journal les Echos, l'entourage du président de la République réfléchirait à une révision à la baisse des prévisions de croissance.

Incertitude sur les prévisions de croissance de la France © DR

Pour 2012, le gouvernement a fixé pour objectif une croissance de 2,25%. Mais les analystes envisagent plutôt 1,7%. Vendredi, le ministre de l'Economie François Baroin a déclaré que la croissance française serait "en ligne avec les objectifs". Au deuxième trimestre, la croissance du PIB français a pourtant été nulle, après un premier trimestre à 1,9%.

"Il est vraisemblable qu'il faudra réviser à la baisse la croissance." Cette déclaration anonyme d'un responsable de la présidence aux Echos vient totalement contredire le ministre. L 'Elysée n'a pas souhaité faire de déclaration à ce sujet.

Une croissance européenne stagnante

Au deuxième trimestre, la croissance aura été faible dans toute l'Europe. Selon Eurostat, le PIB de la zone euro n'a augmenté que de 0,2% d'avril à juin. Un contexte délicat pour résoudre la crise des dettes souveraines.

La croissance allemande a crû seulement de 0,1% au deuxième trimestre, contre 0,4% attendu. Les Pays-bas ont connu 0,1% de croissance. Même l'Italie et l'Espagne, au coeur de la crise actuelle, ont fait mieux : respectivement 0,3% et 0,2% sur la période.

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2 commentaires

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16/08/2011 - 23h29 -

Si c est ça on signe la un échec de la politique et puis l état de la France ,quand est ce qu on sort de la crise elle dure depuis si longtemps!c est pas bon pour les chomeurs et précaires!a l heure ou on leur tire dessus!
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16/08/2011 - 16h55 -

LA CROISSANCE EN ÉCONOMIE VIRTUELLE

Alors que la crise économique bat son plein, nos politique faisant fi de tous les avis et conseils des économistes les plus avertis, persistent dans la mise en œuvre des principes et outils qui ont conduit à cette crise.

Les voilà donc repartis sur l’inénarrable taxe sur les opérations financières qui dans la droite ligne de l’économie virtuelle conduit à faire de l’argent avec l’argent, donc à la catastrophe.
Cette merveilleuse taxe serait destinée :
À réduire les déficits, notamment ceux des pays de la zone euro au bord de la faillite

À abonder l’aide publique au développement, sachant que les problèmes dramatiques qui se posent notamment dans la corne de l’Afrique, ne sont pas liés au volume de l’aide, mais à la façon dont elle est – mal – utilisée depuis de dizaine d’années.

L’indicateur de la Production Intérieure Brute, qui mesure la sacro-sainte croissance, prend surtout en comte les éléments essentiels de l’économie virtuelle mais néglige en grande partie ceux de l’économie réelle.
La croissance nulle que nous observons cet an-ci en France va Dieu merci repartir bien vite grâce à la double influence sur le PIB des opérations financières et des taxes y attachées, à quand les taxes sur les taxes ?

Il faut donc pour s’en sortir multiplier les opérations financières ne plus donner la priorité à l’économie réelle, et donc poursuivre le démantèlement de notre agriculture dont les produits comptent bien peu dans le PIB.

Nos inénarrables comptables publics ne comprendront jamais que cette mesure de la croissance par le PIB est une profonde ineptie.
Dans les périodes de crise et de chômage important, on observe le développement :

- De l’économie informelle –travail au noir-, il s’agit là d’éléments d’économie réelle qui ne peuvent pas être prise en compte.

- De la production par les entreprises de biens et services qu’elles sous-traitaient auprès de tiers et qui ne sont donc plus prises en compte.
Ceci est du même ordre que la disparition des coopératives agricoles : les vraies, prolongement des exploitations, disparition qui paradoxalement ruine l’agriculture mais augmente le PIB !

- De la production par les ménages de biens de consommation, fruits, légumes, travaux divers, le tout faisant souvent l’objet de troc non comptabilisé

« Il suffit de se marier avec sa cuisinière pour faire baisser le PIB. » disait Alfred SAUVY

La mondialisation a enfin un effet pervers sur la mesure de la croissance du fait entre autres que les produits des entreprises délocalisées ne sont pas pris en compte.

Lorsque ces comptables déclarent sans rire que tel ou tel pays est au dessous du seuil de pauvreté, ils se référent sans doute, dans des pays où il n’y a pas de comptabilité et de toute façon une très forte autoconsommation, aux seuls éléments de l’économie virtuelle, dont les opérations financières extrêmement limitées.

Ne serait-ce pas cette grande incompétence qui se manifeste dans la comptabilité publique qui ferait que d’aucuns murmurent ça et là, que pour faire un comptable il faut deux choses dont une table ?
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