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InBev conclut le rachat de Anheuser-Busch

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Le brasseur belgo-brésilien a relevé son offre. Il acquiert le fabricant de la Bud pour 52 milliards en cash, et lance une augmentation de capital dans la foulée pour financer l'opération.

InBev conclut le rachat de Anheuser-Busch

Finalement, InBev n'aura pas eu besoin de renverser le conseil d'administration de son concurrent Anheuser-Busch pour le racheter. Le brasseur américain, fabricant de la Budweiser, a accepté lundi 14 juillet une offre relevée à 70 dollars par action, contre les 65 dollars proposés au départ. Le belgo-brésilien met donc 52 milliards de dollars sur la table pour créer le numéro un mondial de la bière, loin devant SABMiller. C'est la troisième plus grosse acquisition d'une société américaine par un groupe étranger.

Un quart du marché mondial. La nouvelle entité, qui devrait s'appeler Anheuser-Busch InBev, pèse 36 milliards de dollars et 25 % du marché mondial. Elle rassemble des marques telles que Stella Artois, Beck's, Hoegaarden, Löwenbräu, La Bécasse, et bien sûr Budweiser et Bud Light. Son conseil d'administration regroupera les membres de celui du groupe InBev, ainsi que le PDG d'Anheuser-Busch et un autre représentant du groupe américain. C'est Carlos Brito, le patron d'InBev, qui prendra les rênes de l'ensemble.

Présence internationale. Outre une complémentarité évidente sur le marché américain (InBev écoule moins de 5 % de ses volumes aux Etats-Unis, contre 80 % pour Anheuser-Busch), InBev s'achète avec l'Américain une position de choix sur le marché asiatique, grâce à la part minoritaire de Anheuser dans la marque chinoise Tsingtao. Au Mexique, où Anheuser détient 50 % de Grupo Modelo (Corona), les dés ne sont pas encore jetés. Les discussions se poursuivent avec le Mexicain, qui n'a pas encore accepté l'offre de rachat. Il semblerait que la société puisse s'y opposer dans le cas où Anheuser aurait l'intention de vendre ses parts.

Synergies. La nouvelle du rachat a été fraîchement accueillie à Saint-Louis, la ville du Mississipi qui héberge le siège de Anheuser-Busch. Malgré les engagements d'InBev consistant à sauvegarder les activités américaines de l'entreprise, sa réputation de « cost-killer » et le relèvement de l'offre font craindre pour les 31 000 emplois. De fait, InBev a annoncé des synergies, évaluées à 1,5 milliard de dollars d'ici à 2011. Elles résulteraient d'économies d'échelle et de la rationalisation des activités administratives ou de production.

Le rachat sera réalisé en cash, grâce à une augmentation de capital par émission d'actions nouvelles de 9,8 milliards de dollars, annoncée lundi, à des cessions d'activités non stratégiques, et au concours de huit banques. 

R.K.

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