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L'Usine Aéro

Inauguration de Midparc, la zone franche aéronautique de Casablanca

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Le roi et le chef du gouvernement marocains ont officiellement donné le coup d’envoi lundi 30 septembre de Midparc, la zone franche aéronautique de Casablanca où Bombardier construit sa première usine du royaume.

Inauguration de Midparc, la zone franche aéronautique de Casablanca
La zone Midparc viendra enrichir le tissu industriel existant comme l'usine Aircelle de Nouaceur
© Aircelle


C’est fait. Mohammed VI en présence du chef de gouvernement Abdelilah Benkirane ainsi que du ministre de l’Industrie Abdelkader Amara a inauguré lundi 30 septembre la zone franche d'exportation Midparc située à Nouaceur, près de l’aéroport de Casablanca.

Le zone, destinée à accueillir des usines dans le domaine de l’aéronautique, mais pas seulement, s’étend dans cette première phase sur 63 hectares. Son premier client est le groupe Bombardier qui depuis quelques mois s’active à la construction de sa première usine au Maroc pour y produire des composants.

D'origine marocaine, Souad Elmallem, chef de pays, Afrique du nord chez Bombardier Aerospace était également présente.

Bombardier a prévu 220 millions de dollars d’investissement en trois tranches sur ce site d’ici à 2020 et doit parvenir à 850 créations d’emplois, selon les propos de Hugo Brouillard, directeur général de l'entreprise canadienne pour le Maroc rapportés par l’Afp.
L’inauguration du site Bombardier devrait intervenir mi-2014 alors que le groupe a déjà commencé sa production dans un atelier relais situé sur Aeropole, la zone industrielle originelle de Nouaceur.

 

exemption d'impôts


Sur la zone Midparc dont les terrains sont offerts en propriété, les industriels bénéficient d’une exemption d’impôts sur les sociétés pendant 5 ans (puis ensuite 8,75% sur 25 ans) et d’une exonération de TVA ainsi que d’un libre rapatriement des bénéfices. Ce pour les activités à l’exportation uniquement. Les activités réalisées sur le marché local restent soumises à la fiscalité de droit commun.
Au total, la zone doit s’étendre sur 125 ha selon les prévisions actuelles, ce qui nécessite un investissement de 900 millions de dirhams (80 millions d’euros).


MedZ, filiale du groupe public marocain Caisse de dépôt et de gestion (CDG) est l’aménageur de Midparc, et porteur des infrastructures via la société Midparc Investment.
La gestion et la commercialisation de la zone sont effectuées par la société Midparc détenue par MedZ pour 35% environ mais l‘on trouve aussi à son capital le groupe français Alcen (Pierre Prieux) présent au Maroc via la société d'électronique Tronico Atlas pour 35%. Jean-Paul Béchat, ex-patron de Safran détient 16% de Midparc, dont il est aussi administrateur.

Le président de Midparc est, quant à lui, Hamid Benbrahim el Andaloussi, président du GIMAS par ailleurs délégué général du groupe Safran au Maroc.

Outre Bombardier, le groupe américain Eaton  a annoncé officiellement lors du salon du Bourget son projet d'implantation sur le site Midparc, il s’agit en fait d’un transfert et d’une extension de son usine de composants électriques de Bouskoura près de Casablanca (200 salariés actuellement).

UNE CROISSANCE DE 17%

La création de Midparc s’inscrit dans le réseau réseau de plateformes industrielles intégrées ou P2I (22 prévues) en cours de constitution dans le cadre de la politique industrielle du royaume à savoir le «  Pacte national pour l'émergence industrielle (PNEI), lancé en 2008 et poursuivi depuis par les gouvernements successifs. Outre Midparc, ce réseau comprend aujourd'hui par exemple Tanger Free Zone (automobile, mécanique aéronautique…), Atlantic Free Zone ouverte en 2012 à Kenitra et centrée sur l’automobile et les zones offshoring (BPO) de Casablanca, Oujda ou Fès.


Le Maroc a connu depuis 10 ans, un fort développement de son industrie aéronautique quasi inexistante jusque-là avec l’implantation de société comme Aircelle (Safran), Zodiac, EADS Sogerma, le Piston français ou Matis. Cette zone franche de Nouaceur doit permettre d’amplifier ce mouvement. Selon le GIMAS, l'industrie aéronautique a connu au Maroc une croissance de 17% en 2012, pour un chiffre d'affaires à l'export de 6,4 milliards de dirhams (571 millions d'euros).

 

deux instituts de formation

L'aéronautique fait partie à coté de l'automobile, l'offshoring, l'agro-alimentaire ou le textile des "métiers mondiaux du Maroc", stratégie industrielle visant à développer l'économie du royaume et surtout l'emploi dans un pays où le taux de chomage en zone urbaine tourne autour de 20%, et plus encore pour les jeunes.

Dans cette optique, face à la zone Midparc les professionnels et pouvoirs publics ont ouvert voilà deux ans l'Institut des métiers de l'aéronautique(IMA) destiné à accompagné par une offre de formation professionnelle ciblée la montée en puissance de l'industrie aéronautique dans le Royaume.

Cette première école professionnelle vient d'être complété par l'ouverture toujours à Nouaceur de l'Institut Spécialisé des Métiers de l'Aéronautique et de la Logistique Aéroportuaire (ISMALA) porté par l'OFPTT, l'organisme public chargé de la formation professionnelle. L'ISMALA tout comme l'IMA doivent former 1 000 jeunes par an.

Pierre-Olivier Rouaud

 

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