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L'Usine Maroc

Impression 3D : au Maroc, Thales confirme son projet d’usine et de centre mondial d’expertise

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Publié le , mis à jour le

Le groupe Thales avance dans son projet d’usine de fabrication additive, ou impression3D au Maroc. Celui-ci a fait l'objet d'une convention signée à l'occasion du Marrakech Air Show. Un projet de plusieurs dizaines de millions d'euros qui va s'appuyer sur des machines fabriquées en Auvergne par Phenix, filiale de l'américain 3DS. Et s'inscrit dans une logique Industrie 4.0.

Impression 3D : au Maroc, Thales confirme son projet d’usine et de centre mondial d’expertise
Les productions au Maroc en impression 3D pourront être utilisées dans l’activité satellite de Thales.
© Thales Alenia Space

Christophe Farnaud, vice-président de Thales en charge de la zone Afrique a signé ce 27 avril avec les autorités marocaines une convention officialisant le projet de centre de production 3D à l’occasion du Marrakech Air Show qui se tient cette semaine dans la ville ocre.

Cette petite usine qui utilisera la technologie du frittage laser (SLM) sera implantée sur la zone franche Midparc de Casablanca.

Il s’agit d’un bâtiment de 1100 m2 qui sera livré prêt à l’emploi par la société Midparc en janvier 2017, selon les engagements confirmés ce jour.

"Le projet est lancé. Il doit aller vite car nous prévoyons d’être opérationnel d’ici à la fin 2017", indique à L’Usine Nouvelle Jean-Claude Derbes, directeur industriel du projet et qui s'est installé au Maroc. 

"Casablanca poursuit-il va devenir le centre de mécanique 3D au plan mondial pour le groupe. Toutes les nouvelles pièces qui seront produites avec cette technologie le seront au Maroc".

Il s'agit d'une étape importante dans la montée en gamme de cette industries dans notre pays, ont lancé en chœur à l'occasion de cette signature Hamid Benbrahim El Andaloussi, président du GIMAS et Hafid Elalamy, le ministre de l'Industrie.

Pour rappel, l'aéronautique marocaine réalise environ 1 milliard de dollars d'exportations annuelle avec 11 000 salariés employés dans des sociétés comme Safran, Bombardier ou UTC. Des chiffres qui doivent doubler d'ici 3 à 5 ans selon la profession et les autorités marocaines.

Quant au projet Thales, une équipe de quatre ingénieurs a déjà été embauchée et envoyée en formation chez 3DS, leader mondial de l'impression 3D en plastique qui s'est lancé dans le travail du métal.

Le centre marocain travaillera pour les différentes divisions du groupe Thales

A terme le centre devrait comprendre une vingtaine de personnes. Il travaillera pour les différentes divisions du groupe et possiblement pour Thales Alenia Space, filiale satellite qui a déjà recourt à cette technologie.

"Notre centre au Maroc va se concentrer sur les produits à très forte valeur ajoutée. Il s'appuiera sur l'écosystème aéronautique de Casablanca pour tout ce qui est post-processing, opération mécanique ou de traitement de surface. Le choix du Maroc s'explique par l'existence de cette supply chain et aussi la qualité de son enseignement académique en matière de mécanique", selon Jean-Claude Derbes.

Le montant de l’investissement de Thales n’a pas été dévoilé, mais "il se chiffre globalement à plusieurs dizaines de millions d'euros, y compris la formatopn", selon Pierre Prigent, directeur général de Thales Maroc . Il comprend notamment l’acquisition d’ici à 5 ans d’un parc d’environ 10 machines de technologie SLM qui vont provenir du fabricant basé en Auvergne Phenix, filiale depuis 2013 de l'américain 3D Systems.

Ces moyens permettront de réaliser des pièces complexes en titane aluminium, aciers nobles et autres alliages pour le groupe et à terme pour des clients extérieurs. "L'important est aussi la démarche totalement intégrée au plan numérique du projet dans une optique Industrie 4.0," précise Jean-Claude Derbes.

Le groupe français est engagé dans des relations suivies avec le Maroc depuis 2006 avec la création d’une filiale à Rabat qui emploie 35 personnes. Le groupe avait signé une convention cadre avec l'état marocain en 2011 sur le développement de ses affaires au Maroc et la coopération universitaire. Thales est actif dans le royaume dans différents domaines:  aérospatiale, défense, transport, sécurité à travers des contrats avec les Forces armées royales, les offices des aéroports ou des chemins de fer…  Le groupe a aussi des accords de partenariat portant sur la recherche et l’innovation avec l’Université internationale de Rabat (UIR) ou l'Académie Internationale Mohammed VI de l'aviation civile

Au cours de la même réunion de Marrakech, plusieurs autres conventions ont été signées par les sociétés STTS-Finaero pour la formation dans sa nouvelle usine de peinture d’avions, Tecalemit pour une future usine de tuyaux ou encore par le pôle de compétitivité français Aerospace Valley, représenté par sa directrice Agnès Paillard pour un projet d’exploitation des données spatiales.

Pierre-Olivier Rouaud,à Marrakech

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